Sur l’existence du prince Ursus

Sur l’existence du prince Ursus, vicomte ou seigneur de Nîmes

L’origine de la famille [2ème partie]

Il y a quelques années, lorsque je découvris par hasard que notre famille possédait un blason, j’en tirai une singulière fierté. D’autant plus que l’ours en tant que symbole désigne à lui seul l’ancienneté du nom et de la noblesse. Dans le domaine celtique, cet animal était considéré comme l’emblème de la classe guerrière et s’opposait au sanglier, symbole de la classe sacerdotale. D’ailleurs, dans les romans de la Table Ronde, le nom du roi Arthur provenait de la racine galloise “arth”, signifiant “ours”. C’est la raison pour laquelle la constellation de la grande ourse était jadis appelée le “Chariot d’Arthur”.

À l’époque des légendes arthuriennes, un peuple venu des lointaines steppes d’Asie franchissait le Danube et allait devenir maître d’un vaste royaume dans le sud-ouest de la Gaule et dans une grande partie de l’Espagne: les Wisigoths ou Goths savants. Or, les Goths portaient l’ours sur leurs étendards et leurs boucliers, et ils se désignaient eux-mêmes comme étant les “fils de l’ours”.

L’origine de la famille [1ère partie]

En lisant les différents numéros de la “Gazette de l’Ours”, de 1990 à nos jours, je me suis aperçu que les recherches sur nos origines se sont arrêtées à l’an 1245 et qu’elles semblent bloquées à ce fameux cartulaire de Léoncel. Cela est tout à fait normal, puisque nous n’avons pas réellement compris le sens de la légende. Jacques Bouillanne l’a écrit: “Dans notre cas, la légende s’est emparée de l’histoire et lui a volé un événement bien antérieur.” (1)

Mais qu’est-ce qu’une légende ? Une légende est un récit qui relate un fait réel très ancien, souvent déformé par le temps et par l’imagination populaire. Il faut donc découvrir la vérité qui se cache sous le symbole et l’allégorie. C’est ce que nous tenterons de faire.

La France protestante

La France protestante, 2ième édition, T.2 – 1879

Jean-Marc Bouillanne en Nouvelle France

Si Jean-Marc s’embarque à partir d’un port de France, on peut penser qu’il peut s’agir de la Rochelle: ville et port d’allégeance protestante, où il aurait pu se sentir en sécurité. Il viendra s’établir à l’île-aux-Coudres sur les rives du Saint-Laurent. Toutefois, il aura sans doute fait quelques tentatives ailleurs avant de s’y fixer.

Le 3 juillet 1742, il achète de Joseph Villeneuve une terre située à Petite Rivière St-François. Dans cet acte il se déclare habitant de l’Île-aux-Coudres. Mais on sait qu’entre 1738 et 1750, soit approximativement la première décennie, notre ancêtre habita de façon concurrente ou concomitante Petite Rivière, les Éboulements et l’Île-aux-Coudres. Il devint un citoyen de plein droit de l’Île-aux-Coudres et le 17 juillet 1752, il signe avec d’autres habitants et le Séminaire un acte concernant la construction d’un moulin à l’eau sur l’île.

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