Charles Péguy — « La Chanson du roi Dagobert : première chansonnée » (1903)

Titre : La Chanson du roi Dagobert : première chansonnée. Chanson publiée en 1903 dans les « Cahiers de la quinzaine » sous le pseudonyme Pierre Baudouin.

Auteur : Charles Péguy (1873-1914)
Éditeur : Cahiers de la Quinzaine
Nombre de pages : 82
Langue : Français
Collection : Université de Ottawa (Canada)


Les Cahiers de la Quinzaine sont L’œuvre de Charles Péguy

Les Cahiers de la Quinzaine est une revue bimensuelle française existant de 1900 à 1914, fondée et dirigée par Charles Péguy ; sa périodicité, malgré son titre, fut irrégulière ; les œuvres et les articles qui y furent publiés suivaient une inspiration dreyfusarde. Ces cahiers offraient aux lecteurs tantôt des textes formant dossier sur les problèmes du temps : congrès socialistes, affaire Dreyfus, Universités populaires, séparation des Églises et de l’État ; tantôt, un cahier était entièrement constitué par une œuvre d’un des auteurs que Péguy découvrit et lança, comme les frères Tharaud, André Suarès, Julien Benda ou Romain Rolland

En créant cette revue en 1900, l’écrivain propose un nouvel espace de réflexion critique, ancré dans son temps. L’ambition des Cahiers tient dans cette formule célèbre : « Dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste » (Lettre du provincial).

Dans cette publication, Charles Péguy se fait tout à la fois journaliste, chroniqueur, écrivain, éditeur, typographe, comptable… il est le « gérant » de ses Cahiers. Il y publie ses propres œuvres mais aussi celles d’autres auteurs plus ou moins connus.

La revue, dont le siège était au 8 rue de la Sorbonne à Paris, est créée le 5 janvier 1900 (n° 1 de la 1re série) par Charles Péguy. Elle comptera 238 numéros à sa disparition en juillet 1914 (n° 10 de la 15e série), en raison de la guerre et de la mort de son créateur. Elle a peu à peu évolué en une série d’œuvres littéraires avec des auteurs tels que Romain Rolland ou André Suarès, sans oublier Charles Péguy lui-même puisque c’est surtout dans cette revue qu’est paru l’essentiel de ses œuvres, les essais Notre Jeunesse, Victor-Marie, comte Hugo et L’Argent.

Dans la revue paraîtra en feuilleton La Vie de Beethoven (1903) et, surtout, Jean-Christophe de Romain Rolland (1904-1912). Parmi les autres collaborateurs, on note des noms illustres, tels que Georges Clémenceau, Anatole France ou Jean Jaurès, mais encore d’éminentes personnalités de cette époque. Des ouvrages isolés de la période 1897-1899, antérieure à la fondation des Cahiers de la quinzaine, lui ont été rattachés a posteriori par Charles Péguy lui-même. Ils forment neuf Cahiers précurseurs.

L’équilibre financier de la revue fut toujours précaire : elle n’eut au plus que 1 400 abonnés (dont Alfred Dreyfus, le colonel Picquart, Léon Blum…).

Référence : www.charlespeguy.fr

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