Y-ADN — La quête du Saint Graal à travers la génétique et l’haplogroupe G (M201)

Les sept chakras dans le corps humain.

De nos jours, la génétique nous permet de mieux comprendre ce que nos ancêtres ont bien voulu nous laisser en héritage dans un langage sacré et hermétique au sein des différentes légendes et mythologies. On comprend ainsi mieux ce qui se cache derrière le symbole du bâton autour duquel s’enroule un serpent et qui fut présent dans plusieurs civilisations de l’Antiquité : le caducée d’Hermès dans la mythologie grecque, le bâton d’Asclépios dans la mythologie gréco-romaine, le kuṇḍalinī lové au niveau du premier chakra symbolisé par un serpent dans la culture hindouiste. Nous retrouvons ce thème encore aujourd’hui dans la coupe d’Hygie qui est utilisée comme symbole de la pharmacie dans de nombreux pays (« caducée d’Hygie » ou « caducée pharmaceutique »).

Ce symbole n’est-il pas la représentation parfaite de la structure de la double hélice d’ADN, l’acide désoxyribonucléique, une macromolécule biologique présente dans toutes les cellules ainsi que chez de nombreux virus. L’ADN contient toute l’information génétique, appelée génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants. En effet, les molécules d’ADN des cellules vivantes sont formées de deux brins antiparallèles enroulés l’un autour de l’autre pour former une double hélice. C’est ce même procédé hermétique qu’ont utilisé nos ancêtres pour nous transmettre des informations connues d’eux seuls, à travers les légendes du Saint Graal, dont l’étymologie (Sangreal) signifie justement le « Sang réal » pour « Sang royal ». Comme les chevaliers de la Table ronde, cet objet mythique de la légende arthurienne nous permet de partir à la quête de la connaissance sacrée et immortelle.

D’après Robert de Boron, le Graal est le calice contenant le sang de Jésus-Christ, recueilli par Joseph d’Arimathie quand le Christ fut descendu de sa Croix. Ce calice est par ailleurs présenté comme étant celui dont Jésus s’est servi lors de la Cène, dernier repas avec les apôtres.

La quête du Graal a un sens moderne concret : il décrit un objectif difficilement réalisable, mais qui apportera au monde des nouvelles connaissances ou permettra une application originale sur la matière. Ainsi, en physique, on qualifie la théorie de grande unification (théorie du tout) de « Graal des physiciens ». De même, la compréhension du mécanisme par lequel les gènes contrôlent la physionomie des organes serait le « Graal des généticiens ». C’est donc une connaissance bien réelle que nos ancêtres ont voulu nous transmettre à travers les différentes légendes et à travers les âges. Rappelons que le mot « légende » vient des missels catholiques où ce qui devait être lu était marqué avec la rubrique « legenda » ou « legendum » qui veut dire — non pas quelque chose de faux — mais quelque chose qui doit être lu. C’est le gérontif du verbe lire « legere », de la même façon que la rubrique vient du terme rouge « ruber », puisque c’était en rouge que ces choses étaient marquées dans certains cas.

Un groupe de travail sur le site de Family Tree DNA classifie l’haplogroupe G (M201) dans le groupe des descendants de Ashshur (Sons of Ashur), le deuxième fils de Sem, petit-fils de Noé. Dans le texte biblique ch 10 vers 11, il est spécifié qu’Ashshur (אַשּׁוּר) est le créateur de Ninive en Assyrie. Il est le premier à se révolter contre le roi Nimrod.

L’haplogroupe G et le Sangreal

En génétique, l’haplogroupe G (M201) est un haplogroupe du chromosome Y. L’haplogroupe G est rare dans la plupart des populations de l’ancien monde (généralement entre 1% et 10%) mais on le retrouve plus largement réparti dans plusieurs groupes ethniques de l’ancien monde en Europe, dans le Caucase, en Asie du sud de même qu’en Asie centrale et occidentale et au nord de l’Afrique. L’haplogroupe G descend de l’haplogroupe F dont on pense qu’il représente la seconde sortie majeure d’Afrique du genre humain il y a au moins 60 000 ans. Le groupe F a été divisé en une branche principale (le groupe IJK) qui est à l’origine de 80% des Européens, et une autre branche G (formée il y a environ 48 000 ans) qui a probablement été isolée pendant des milliers d’années, peut-être en Asie du Sud-Ouest. Le groupe G se divise en deux sous-groupes : la branche G1 (M285+ ou M342+) et la branche G2 (P287+). Le sous-groupe G2 présente de forts liens avec le développement des premiers agriculteurs de Mésopotamie. Le clade G2 se divise lui-même en deux sous-groupes : G2a et G2b.

Les frères Sem, Cham et Japhet, représentés par James Tissot (1904).

Dans un article précédent, j’ai mentionné une étude contemporaine¹ qui suppose que l’haplogroupe G descendrait de Nahor, descendant de Arphaxad, un des cinq fils de Sem, lui-même fils de Noé. Dans l’arbre génétique, cette séparation de l’haplogroupe G de l’haplogroupe HIJK proviendrait de la séparation de Nahor et de ses fils d’Abraham (IJK) et de Lot, fils de Haran et de leurs fils lorsqu’ils sont partis pour Canaan. Nahor est le patriarche de huit des douze tribus d’Israël par ses deux arrière-petites-filles, Léa (Reuben, Siméon, Lévi, Juda, Issachar, Zabulon) et Rachel (Joseph, Benjamin), toutes deux épouses de Jacob, alias Israël, et filles de son oncle Laban.

Selon une autre étude très sérieuse de la Christian Churches of God, Flavius Josèphe² nous donne une indication claire des fils d’Aram quand il dit que des quatre fils d’Aram, Uz fonda la Trachonitide et Damas, le pays situé entre la Palestine et Ceolesyria, Ul fonda l’Arménie, Gather fonda la Bactriane et Mesa fonda Spasinu Charax. À partir de cette information, l’haplogroupe sémitique G semblerait provenir d’Aram et d’Asshur, eux-mêmes fils de Sem et petit-fils de Noé, ce qui correspond à la classification de l’haplogroupe parmi les descendants de Ashshur (Sons of Ashur) sur le site internet de Family Tree DNA (voir le tableau ci-haut).

Nous ne pourrons jamais savoir avec précision si l’haplogroupe G provient de Arphaxad (Nahor), d’Aram et/ou d’Asshur. Par contre, voici ce qu’écrit le Dr Robert W. Carter³ su sujet de Noé, l’ancêtre de toute l’humanité (consulter la Table des peuples) : « Nous pouvons tirer de nombreuses déductions importantes de ces déclarations. Par exemple, sur la base des Genèse 7 et 9, combien de chromosomes Y se trouvaient dans l’Arche ? La réponse : ″un″. Oui, il y avait quatre hommes, mais Noé a donné son chromosome Y à chacun de ses fils. À moins d’une mutation (tout à fait possible), chacun des fils portait exactement le même chromosome Y. Nous ne savons pas combien de mutations ont eu lieu avant l’inondation. Compte tenu de la longue durée de vie des patriarches antédiluviens, il peut être raisonnable de supposer que peu de mutations ont eu lieu, mais toute la création, y compris le génome humain, ayant été maudite, il n’est peut-être pas sage de conclure qu’il n’y a pas eu de mutation avant le déluge. La quantité de mutation peut être discutable, cependant, car si elle se produisait, le déluge aurait dû en éliminer la plupart des traces (toutes dans le cas du chromosome Y). »

Les preuves par la génétique

(A) Localisation du site Jau Dignac et Loirac et (B) Localisation des sarcophages 169, 170 et 171 dans la nécropole mérovingienne (soulignés par des flèches noires).La génétique a prouvé hors de tout doute possible que la troisième dynastie des rois de France (également appelée « troisième race »), c’est-à-dire les Capétiens, n’est pas du sang de Mérovée. En effet, trois hommes actuellement vivant reliés paternellement à Henri IV et Louis XVI ont été analysés. Il s’agit de Axel prince de Bourbon-Parme, Sixte-Henri prince de Bourbon-Parme et João Henrique prince d’Orléans-Bragance. Le prédicteur de Whit Athey a ensuite été utilisé pour estimer l’haplogroupe des trois individus. Puis des analysess SNPs ont été effectuées pour valider cette prédiction. Les trois individus appartiennent à l’haplogroupe R1b-Z381 qui est un sous groupe de R1b-U106. Or, R1b est l’haplogroupe le plus courant en Europe occidentale, atteignant plus de 80 % des lignées paternelles en Irlande, dans les Highlands d’Écosse, au Pays de Galles, la frange atlantique de la France, au Pays Basque et en Catalogne.

Le sang des capétiens est donc commun à l’ensemble de la population européenne et ne possède donc par conséquent aucun attribut particulier à la royauté. Au contraire, il est démontré scientifiquement que la dynastie mérovingienne — à l’origine de la « première race » des rois francs — est détentrice de l’haplogroupe G. Les rois mérovingiens, successeurs de Clovis, restaient donc détenteurs d’une certaine sacralité, bien qu’ils ne bénéficiaient pas du rituel clérical du sacre, à la différence des rois wisigoths ou des rois carolingiens.

À mesure que la science et la technologie ont progressé, les preuves génétiques ont permis de mieux comprendre les Mérovingiens. Basé sur l’ADN trouvé dans une tombe liée à la dynastie, leur haplogroupe ADN-Y (c’est la ligne masculine directe) est G2A avec un sous-groupe (sous-division) probable de P140. Cet haplogroupe est rare et d’origine latine, avec une concentration particulière en Italie centrale. On l’appelle parfois « l’haplogroupe mérovingien » (rapport de R.C.G.M. Lauwerier & J.W. De Kort: Merovingers in een villa 2, 2012).

Une autre découverte importante conforte ces assertions. Il s’agit du site archéologique de Jau-Dignac et Loirac, situé en Gironde, fouillé depuis 2001 par I. Cartron et D. Castex. Ce site est marqué par plusieurs occupations successives dont une nécropole mérovingienne, présente à l’intérieur et aux alentours d’un édifice religieux. Fréquentée du Ve au VIIIe siècle, elle se compose majoritairement de sépultures (sarcophage et autres structures funéraires) primaires individuelles mais quelques sépultures plurielles sont également retrouvées et préférentiellement dans le secteur ouest du site.

Le sarcophage 171 (à droite) avec deux hommes présentant des mutations spécifiques des haplogroupes X2 et W.

L’analyse ADN mitochondrial (ADNmt) a été réalisée sur la région HVR1 entre les positions 16008 et 16391. Pour s’assurer qu’il n’y a pas eu de contaminations, toutes les personnes impliquées dans les fouilles ou les analyses qui ont suivi, ont été également testées. De plus 22 SNPs de la région codante ont été testés afin de discriminer l’haplogroupe des échantillons. L’ADN mitochondrial (seulement transmissible par voie maternelle) est d’ailleurs le premier marqueur moléculaire utilisé dans ce type d’étude. Il est en effet plus abondant, mieux conservé et donc plus facile à obtenir qu’avec l’analyse du chromosome Y (seulement transmissible par voie masculine). Des résultats satisfaisants pour l’ADN nucléaire dépendent d’une conservation exceptionnelle de l’ADN de restes humains anciens et sont le plus souvent liés à des paramètres environnementaux spécifiques favorables à la conservation de biomolécules, tels que la sécheresse ou le froid.

Aucun partage de lignée mitochondriale n’a été observé pour le sarcophage 171 car un homme (171-1) présentait des mutations spécifiques de l’haplogroupe X2 (16189-16223-16278) et l’autre homme (171-2) présentait des mutations caractéristiques de l’haplogroupe W (16223-162976 ). Les deux haplogroupes ont été confirmés par typage SNP. Aucune séquence HVR-I ou SNP reproductible n’a pu être obtenue chez la femme (171-3) en raison d’un manque d’extrait d’ADN.

La séquence X2 déterminée chez l’homme 171-1 est rare en France car cette séquence n’a été détectée qu’une fois dans un échantillon (de la région méditerranéenne) rapporté par Richard et al. (2007). La séquence W trouvée chez l’homme 171-2 a été décrite chez 11 individus originaires de diverses régions françaises (Richard et al., 2007). Fait intéressant, les deux séquences ont été décrites dans de vieux échantillons humains du sud-ouest de la France; la séquence X2 a été décrite pour un individu néolithique moyen du tumulus de Prissé-La-Charrière (Deguilloux et al., 2011b) et la séquence W a été décrite dans un site funéraire mérovingien de Dordogne (site de Peyrat, VIIe-IXe siècle après J.-C.; données non publiées).

L’haplogroupe X retrouvé chez le 1er inhumé de la sépulture 171 est un haplogroupe assez rare mais présent dans beaucoup de région du monde. L’haplogroupe X dans son ensemble représente environ 2 % de la population d’Europe, du Proche-Orient et d’Afrique du Nord. Le sous-groupe X2, spécifiquement européen et à priori absent de la majeure partie de l’Asie continental mais se retrouve également parmi les cinq haplogroupes majeurs des populations indigènes d’Amérique.


Veuillez noter ce détail important :

Bien que seule une analyse ADN mitochondrial (ADNmt) ait été réalisée sur les deux hommes du sarcophage 171, il est primordial de savoir que trois des principales lignées maternelles supposées avoir évolué conjointement avec l’Y-haplogroupe G2a sont les mt-haplogroupes N1a1a, W1 et X, toutes des lignées mineures ayant des racines au Moyen-Orient. Fait intéressant, N1a, W (ou N2b) et X sont directement issus du très vieil haplogroupe N*, plutôt que du macro-haplogroupe plus récent R (ancêtre de HV, JT et UK, représentant 90% des lignées européennes d’ADNmt). La longue évolution des goulets d’étranglement de N1a et X reflète celle de l’Y-haplogroupe G2. Ces haplogroupes sont connus sous le terme d’haplogroupes basaux eurasiatiques.

Comme G2a, aucune n’a été trouvée dans le Levant néolithique, mais toutes se trouvaient dans les populations à prédominance de G2a de l’Anatolie néolithique et de l’Europe. Sur les 40 échantillons d’ADNmt de l’Anatolie néolithique testés à ce jour, 11 appartenaient à N1a1a, trois à X2 et un à W1. Deux autres appartenaient à N1b1a, une lignée encore rare, mais étroitement apparentée à N1a. Près de la moitié des lignées d’ADNmt et un peu plus de la moitié des lignées d’ADN-Y de l’Anatolie néolithique étaient donc basales eurasiennes.

De plus, N1a1a et X2 ont été trouvés à des fréquences exceptionnellement élevées en Europe néolithique par rapport à la période actuelle, N1a1a étant retrouvé dans 13% des échantillons de la culture de la poterie linéaire (LBK) et X2 variant généralement entre 5% et 10% dans diverses cultures néolithiques. Aujourd’hui, X2 est présent dans 1,5% de la population européenne et N1a1a est inférieur à 0,5%. Les Druzes sont la seule population moderne présentant des fréquences élevées d’ADNmt X, qui possèdent également plus de 10% de l’haplogroupe G. Néanmoins, N1a et X ne peuvent pas être considérés comme étant exclusivement liés à l’haplogroupe G pour la simple raison que les premiers fermiers néolithiques du croissant fertile étaient composés de plusieurs lignées masculines (et féminines), qui comprenaient également les haplogroupes Y E1b1b (au moins M123), H2 et T1a (et peut-être des minorités de J1 et J2).

La lignée mérovingienne a également été introduite en Angleterre sous de nombreuses formes et on peut voir qu’elle s’applique dans la lignée des Plantagenêts. Des analyses publiées en décembre 2014 ont révélé que le chromosome Y du roi Richard III appartenait à l’haplogroupe G2 (statistiquement il est très probable qu’il soit G2a3 en tant qu’Européen du Nord). Cependant, l’haplogroupe est beaucoup plus fréquent en France qu’en Grande-Bretagne, ce qui concorde avec les racines française (Anjou) de la dynastie des Plantagenêts. Or, ceci n’est pas du tout surprenant lorsqu’on sait que Richard III descendait de Hugues du Perche, issu de la noblesse franque des Ingelgeriens et dont le petit-fils Foulques V d’Anjou devint roi de Jérusalem le 14 septembre 1131. Richard III fut le dernier souverain Plantagenêt d’Angleterre.

« Bon sang ne saurait mentir ».

L’origine troyenne des Mérovingiens

La Troie imaginaire des Chroniques de Nuremberg. Gravure sur bois (1493).

Les Mérovingiens prétendaient descendre de Troie, mais certains dossiers disent qu’ils descendraient de l’une des douze tribus d’Israël, celle de Benjamin. Le livre des juges décrit un passage dans la vie des Benjamites et l’origine de leur exil.

Un lévite qui traversait le territoire de Benjamin, fut attaqué et sa concubine violentée. Tous les chefs de tribu décidèrent que les fautifs seraient livrés à la justice. Suite au refus des Benjamites, un combat mortel s’ensuivit entre les autre tribus et celle de Benjamin. Les Benjamites furent presque tous exterminés.

Les onze autre tribus avaient fait le serment de ne donner aucune fille à Benjamin, mais à Silo se déroule une fête à laquelle se rendent les rescapés de le tribu de Benjamin. Ils se cachèrent, et lorsque les filles sortirent pour aller danser, ils les enlevèrent et en firent leurs épouses. Le premier roi d’Israël sera Saül, issu de la tribu de Benjamin.

Suite à ce combat fratricide ce qui restait de la tribu de Benjamin s’exila. Ils s’établirent en Grèce en Arcadie, puis vers le début de l’ère chrétienne, ils émigrèrent vers le Rhin, se mêlèrent aux tribus teutoniques pour former les Francs Sicambres ancêtres directs des Mérovingiens. En 727, pour le Liber Historiae Francorum ou Gesta Regnum Francorum, la migration s’effectue autour d’Anténor et du jeune Priam. Ces derniers fondent la ville de Sicambrie sur le Danube en Pannonie et battent les Alains, obtenant ainsi une exemption de tribut pour dix ans de l’empereur romain Valentinien.

Les Français du nord sont originaires du Moyen-Orient. Les Normands constituent un élément et sont principalement R1b, mais ils contiennent d’autres groupes d’ADN tels que I. Les autres sont des Francs appartenant à deux groupes. Ce sont les Francs riphathiens (ripuaires) et les Francs saliens. Les Francs saliens ne peuvent hériter que par la lignée masculine, mais les Francs ripuaires peuvent hériter par les deux lignées. Comme nous le savons, Riphath était un fils de Japhet, lui-même un des trois fils de Noé, et nous savons que la noblesse de ces personnes revendiquait également une descendance d’Antenor I, roi des Cimmériens, ainsi que des Troyens. Ils étaient censés être les enfants du groupe qui est resté au Moyen-Orient avec les fils de Hector. Ils ont nommé leur ville majeure après Paris et Troyes.

Répartition géographique de l’haplogroupe G en Europe, en Afrique du nord et au Moyen-Orient.

Les Mérovingiens ont de ce fait réclamé leur descendance des Sicambres, qui, à leur avis, étaient à l’origine une tribu scythe ou cimmérienne qui vivait autrefois sur le Danube et qui a changé de nom pour devenir un Frank en 11 avant J.-C. sous la direction d’un chef appelé « Frankus ». Les Francs apparaissent pour la première fois dans les écrits historiques au 3ème siècle. Les Mérovingiens ont tracé leurs origines sicambriennes depuis Marcomir I, décédé en 412 av. J.-C. et finalement aux Rois de Troie. Marcomir vivait environ 400 ans avant J.-C. et précédait la dynastie mérovingienne.

Durant le premier millénaire av. JC., un peuple nomade vivait entre le bassin des Carpates et les montagnes de l’Altaï. Hérodote nous a écrit vers 490/480 av. JC., au sujet des Scythes qui habitaient les Steppes Pontiques au Nord de la mer Noire. Les chroniques Grecques et Perses du premier millénaire av. JC., relatent l’existence des Massagètes, des Sarmates et des Sakas dont la culture est similaire à celle des Scythes: armes, harnachement des chevaux, art animalier. Tous ces peuples sont désignés par le terme de Scythes.

Comme il est mentionné sur le site de référence Eupedia, l’Asie centrale est devenue une zone de fusion entre les lignées G1 et J2 d’Asie du sud avec les lignées R1a venues de Russie durant l’âge du Bronze et l’âge du Fer. De nouvelles populations d’hybrides ont été formées, comme notamment les Scythes, qui contrôlaient autrefois un empire s’étendant du nord du Pakistan au Xinjiang (nord-ouest de la Chine) et à l’Ukraine. Les Romains étaient connus pour recruter des cavaliers scythes ou sarmates dans leurs légions.

D’après C. Scott Littleton et Linda A. Malcor dans leur livre « From Scythia to Camelot », plusieurs Chevaliers de la Table Ronde étaient d’origine scythe, et la Légende du Graal elle-même serait originaire de la Scythie antique. Cette hypothèse a été reprise dans le film de 2004 Le Roi Arthur, qui commence avec l’arrivée de la cavalerie scytho-romaine en Grande-Bretagne. Cependant, les Scythes étaient des habitants des steppes eurasiennes et donc appartenaient sûrement en majorité à l’haplogroupe R1a.

Martina Unterländer et ses collègues ont publié un papier intitulé: Ancestry and demography and descendants of Iron Age nomads of the Eurasian Steppe. Ils ont analysé l’ADN mitochondrial de 96 squelettes associés à la culture Scythe, et situés en différents lieux géographiques, puis le génome complet de huit squelettes parmi cet ensemble. Parmi les huit squelettes dont les auteurs ont obtenu le génome complet, il y a quatre hommes et quatre femmes. Le chromosome Y du Sarmate de l’Ouest est de l’haplogroupe R1b-Z2103. Les Scythes de l’Est appartiennent à l’haplogroupe R1a et à l’haplogroupe Q. Si néanmoins certains appartenaient à l’haplogroupe G, ils auraient pu aussi bien appartenir à G1 qu’à G2a. Cela expliquerait les quelques cas de G1 en Europe occidentale.

« Courbe doucement la tête, ô Sicambre ;
adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ».


Les Scythes, les Francs et les Sicambres

Comme nous l’avons mentionné plus haut, les rois des Francs retracent leur origine, à travers Charlemagne et les rois des Francs, à leurs ancêtres qui étaient les Cimmériens ou les Gimmery. La ligne remonte à Antenor I, roi des Cimmériens, vers 500 ans avant notre ère. De là, la lignée imputée aux fils de Priam de Troie est revendiquée. Les traditions des Cimmériens, telles que relatées par Nennius, Geoffroy de Monmouth et d’autres, affirment qu’ils étaient d’origine troyenne. La tribu des Parisii se trouvait dans le sud de York qui devint plus tard Anglia. Les Parisii sont également restés en France, nommant leur capitale d’après le héros Paris et l’une des villes fondatrices du nom de Troyes.

Henri Castillon d’Aspet écrivait dans son Histoire du comté de Foix en 1852 : « La chronique alexandrine rapporte que, l’an 255 de l’ère chrétienne, mourut l’empereur Décius, allant porter la guerre chez les Franks. C’est la première fois qu’il est parlé du nom de ces peuples dans les annales de l’histoire. Mais ce qui semble encore plus remarquable, c’est que ces mêmes peuples que la chronique appelle Franks sont désignés, sous le nom de Scythes, par les autres auteurs qui ont raconté cet événement. Enfin, d’un autre côté, ils étaient aussi de la même nation que les Sicambres, puisque l’évêque et le poète Fortunat dit à un fils du grand Clovis qu’il est issu des héros sicambres (Cum sis progenilus clara de gente Sicamber!). Ce témoignage d’un poète contemporain de Clovis, est donc irrécusable. Ainsi, Scythes ou Germains, les Franks sont le même peuple que les Sicambres, ce qu’il est impossible de nier ». Mais alors leur histoire remonte plus haut que l’époque de Décius, puisque Jules César fit la guerre aux Sicambres dans la Germanie, et qu’il parle d’eux, dans ses commentaires, en disant qu’ils faisaient partie des peuples établis à l’entrée de cette province, au voisinage du Rhin.

Ce fut des bords de ce fleuve que les Franks, faisant irruption de ce côté des Gaules, cherchèrent, à différentes reprises, à y former des établissements ; mais, repoussés successivement par les Romains, ils passèrent et repassèrent d’abord le Rhin sans pouvoir se fixer définitivement au deçà. Mérovée seul parvint à s’y établir enfin, environ l’an 450, non par la force des armes, mais parce que l’empereur lui donna des terres comme à un prince allié et confédéré. Dibar Apartian écrivait dans son ouvrage, Les Pays de Langue Française selon la Prophétie : « Alors que les assyriens nommaient ″bitkhumery″ le gros des tribus israélites, les grecs les connaissaient sous le nom de ″cymry″ ou ″kimmeroi″ d’où proviennent les termes de ″Cimbres″ et ″Cimmeriens″. Les Cimbres et les Cimmeriens venaient de la Mer Morte ».

Frédégaire, qui est l’auteur d’une chronique très importante pour l’histoire francque des VIIè. et VIIIè s. qui vivait sous le roi Dagobert 1er, roi des Francs de 629 à 639, lui-même fils aîné de Clotaire II, lui-même arrière-petit-fils de Clovis, donne justement pour origines aux Francs la ville de Troie, puis la Pannonie, et les bords du Danube. Jean Verseuil écrit :

« Le Liber Historiae Francorum, écrit selon toute apparence par un moine parisien en 727, s’étend complaisamment sur les pérégrinations des Troyens qui devinrent les Francs et sur la généalogie de leurs rois ». Il continue : « Tandis qu’Enée fuyait Troie pour les rivages de l’Italie, d’autres princes de cette ville, nommés Priam et Anthénor, s’enfuirent en bateau avec 12000 soldats. Ils abordèrent aux rives du Tanaïs et traversèrent les marais de Métoide pour arriver enfin aux frontières de la Pannonie. Ils y fondèrent une ville qu’ils nommèrent Sicambre où ils crurent et se multiplièrent en un grand peuple.

« Au temps de l’Empereur Valentinien (364-375 ap. J.-C.), les Alains perpétrèrent d’atroces pillages. Sollicités par l’Empereur contre la promesse d’une paix de 10 ans, garantie par un tribut, les descendants des Troyens rejetèrent les Alains dans les marais de Métoide, après une bataille sanglante. C’est pourquoi l’Empereur Valentinien les nomma Francs en langue attique, ce qui signifie dans cette langue ″sauvages d’une grande dureté et d’une grande férocité de coeur″… Lorsqu’il fallut payer le tribut aux envoyés de Rome, les Francs se rebellèrent. Mais l’Empereur, toujours le même Valentinien, envoya une armée qui les mit en déroute. Leur roi Priam fut tué dans la bataille.

« C’est ainsi que les Francs parvinrent aux rives du Rhin, sous la conduite de leurs princes, Marcomir, fils de Priam, et Sunno, fils d’Anthénor. Après le décès de Sunno, ils choisirent Marcomir comme unique prince. Son fils Pharamond règna ensuite. »

Nous lisons dans l’Histoire de l’Académie Royale des Sciences et des Belles Lettres de Berlin :

« Si donc on peut ajouter foi à ce partage de Trogue Pompée (Abrégé de Justin, Liv. 12. chap. 9), il en faut conclure que 114 ans après que les Sicambres furent sortis de la Scythie pour venir en Allemagne suivant Wafthald, il y avait encore un peuple du même nom établi dans l’Asie, au voisinage des Indes, ou du moins peu en deçà du confluent de l’Hydaspe et de l’Acésine, soit que ce fût un reste des premiers, sorti en même temps qu’eux de la Scythie, soit aussi que les uns et les autres fussent habitants de cette contrée de l’Asie, avant qu’une partie d’entr’eux eût passé dans la Scythie, et de là dans la Pannonie et en Allemagne, soit enfin que ce Peuple ait été originairement le même que les Cimbres, Ambrons et Teutons, qui des bords de la Mer Baltique, 12 siècles avant notre Ère Chrétienne, allèrent s’établir au Bosphore appelé de leur nom Cimmérien : d’où ils se répandirent en partie dans l’Asie, et en partie revinrent longtemps après en Allemagne, et de là pénétrèrent dans les Gaules, où Marius en fit un grand carnage ».


En conclusion :

Hormis tout ce qui précède, plusieurs autres éléments importants doivent être étudiés, en particulier ce qui s’est dit ce jour-là, lorsque le fier Sicambre a baissé sa tête et que l’on a vu qu’il adorerait ce qu’il avait brûlé et qu’il brûlerait ce qu’il avait adoré. Quand saint Rémy baptisa Clovis, l’évêque de Reims établit ce pacte qu’est le Testament de Saint Rémy. Ce testament ce sont les bénédictions et les malédictions du royaume de France s’il n’est pas fidèle à sa mission chrétienne inaugurée par la conversion de l’État et de la Nation, des cœurs et de l’esprit de cette Gaule francque qui deviendra la France par l’onction de Reims.

Que l’on ne nous dise pas qu’il s’agit de suggestions et qu’il s’agit de simples légendes. Il ne s’agit donc pas d’une légende puisque le pape Saint Pie X qui, dans notre 20ème siècle cultivé, n’hésita pas à dire, lors de la béatification de Sainte Jeanne d’Arc, en 1908 :

« Dites aux français de faire
leur trésor du testament de Saint Rémy ».

Pour terminer, nous invitons le lecteur à prendre connaissance de l’ouvrage de François Eudes de Mézeray (1610-1683), Histoire de France avant Clovis, publié à Amsterdam en 1682 et qui constitue un Traité de l’origine des Français.

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NOTES :

[1] Alternative GenHist: Nahor and G y-dna: Ebla and Mari. A blog for an alternative view of history, genealogy, origins, legends, and genetics based on a Biblical and Catholic perspective.
[2] Joseph fils de Matthatias le Prêtre (hébreu : יוסף בן מתתיהו הכהן, « Yossef ben Matityahou HaCohen »), plus connu sous son nom latin de Flavius Josèphe, né à Jérusalem en 37/38 et mort à Rome vers 100, est un historiographe romain d’origine judéenne, de confession juive du Ier siècle. Son œuvre — écrite en grec — est l’une des sources principales sur l’histoire des Judéens du Ier siècle. Elle concerne, les Antiquités judaïques en particulier, les événements et conflits de son temps entre Rome et Jérusalem, même si elle n’est pas sans poser de problèmes aux historiens actuels.
[3] Le Dr Robert W. Carter a obtenu un baccalauréat en Biologie Appliquée de l’Institut de Technologie de Géorgie en 1992. Il a étudié la génétique de la pigmentation des coraux et d’autres invertébrés, a conçu et construit une installation d’aquaculture de coraux des Caraïbes, effectué plus de 500 plongées sous-marines, dont la plupart de nuit, et a cédé sous licence un produit dérivé de sa recherche (une protéine fluorescente brevetée) à une société de biotechnologie. Il est actuellement chercheur principal et conférencier pour CMI-USA à Atlanta, en Géorgie, et effectue actuellement des recherches sur la génétique humaine et d’autres questions liées à la création biblique.

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SOURCES ET RÉFÉRENCES :

2 réflexions au sujet de « Y-ADN — La quête du Saint Graal à travers la génétique et l’haplogroupe G (M201) »

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