Le journaliste Jacques Mouriquand a tourné un film sur les de Bouillanne et de Richaud


Jacques Mouriquand
Jacques Mouriquand

Le journaliste Jacques Mouriquand a tourné un reportage concernant l’Association des Richaud et des Bouillanne en France, intitulé “Les Bouillane et les Richaud: huit siècles de vie de famille” : « Dans les profondeurs du Moyen-Âge, deux bûcherons d’une vallée perdue de la Drôme, la vallée de Quint, l’un dénommé Bouillane, l’autre Richaud, ont été anoblis pour avoir sauvé un personnage illustre de l’attaque d’un ours. Leurs lignées – des milliers de personnes au total- ont vécu bien des péripéties. Aujourd’hui, huit siècles plus tard au moins, les deux familles restent en contact et ont même constitué une association ». Ce film sur l’association dans le cadre de l’étude sur la vallée de la Drôme est visible sur le site de Vidéos Val de Drôme.

M. Jacques Mouriquand, qui se trouvait à Vizille à ce moment, a assisté à la dernière réunion du conseil d’administration de l’Association des Richaud et des Bouillanne qui eut lieu à Bourg-de-Péage (Drôme, Auvergne-Rhône-Alpes) le 11 octobre 2019 pour des dernières prises de vues et quelques entrevues. Il avait aussi rencontré longuement l’ancien ambassadeur de France Jean-Noël de Bouillane de Lacoste, et son épouse Françoise, chez eux à L’Haÿ les Roses.

Vidéos Val de Drôme propose 96 films porteurs de la mémoire de sa région gratuitement. Chaque jour environ 300 sont vus au total dans une trentaine de pays.

L’association Vidéos Val de Drôme est soutenue financièrement dans une très large mesure par les particuliers. A ceux là se sont ajoutés, en divers exercices, la CCVD, des communes (15 pour le dernier exercice) et le département de la Drôme. En 2020, devrait s’ajouter le programme européen Leader. L’association est reconnue d’intérêt général à caractère culturel ce qui, en cas de don, ouvre droit à une déduction fiscale de 66% du montant du don.


Gazette de l’Ours, No.51, 15 novembre 2000, p. 18 (02)
Gazette de l’Ours, No.51, 15 novembre 2000

Par le passé, j’ai moi-même été membre de l’Association des Richaud et des Bouillanne, c’est-à-dire de 1998 à 2000, sous la présidence du très sympathique Maurice Bérard. Grâce à ce dernier, j’ai pu à cette époque partager avec l’ensemble des membres de l’association une partie de mes recherches concernant notre famille, les Fils de l’Ours. En effet, dès mon adhésion, j’ai publié trois articles dans la Gazette de l’Ours intitulés « L’origine de la famille de Bouillanne », partie 1 et partie 2 (No.47, 13 novembre 1999 et No.48-49, 15 février 2000) et « Un combat entre un ours blessé et un prince nommé Louis » (No. 50, 13 août 2000).

Maurice Bérard et moi-même avons entretenu une longue correspondance postale ensemble (France-Québec). Celui-ci était très accueillant et plein de sollicitude envers mes recherches.

Malheureusement, j’eu une première déception à la lecture du numéro suivant de la Gazette de l’Ours (No.51, 15 novembre 2000), alors que M. Jacques Puthiot écrivait : « L’arbre que nous avons de Guy Allard est incomplet puisqu’il ne parle que d’une famille Richaud et d’une famille Bouillanne. L’anoblissement mentionné par Guy Allard en 1447 de ces deux branches s’explique un petit peu par le fait que toute la Vallée de Quint, le plateau d’Ambel, Valence, ne faisaient pas partie du Dauphiné mais appartenaient aux Comtes du Valentinois et Diois. » Or, c’est moi qui révéla cette information cruciale aux membres de l’association dans mon article du 13 novembre 1999. J’écrivais alors :

« La légende dit que nos deux héros (peut-être sont-ils les fils d’un seul héros!) ont sauvé des griffes d’un ours blessé un haut personnage. Pourquoi ce haut personnage serait-il Louis II, fils de Charles VII ? Pourquoi ne s’agirait-il pas de Louis II, fils de Charles le Chauve ? Voilà qui serait intéressant! Notre héros n’aurait pas sauvé Louis des griffes d’un ours « animal », mais bien d’un ours « humain », c’est-à-dire Bernard II Plantevelue, marquis de Gothie. (…) Il y a une autre raison pour laquelle il était impossible, jusqu’à maintenant, de trouver des documents authentifiant l’ancienneté de notre lignage. C’est qu’en 1245, le Valentinois et le Diois ne faisaient pas partie du Dauphiné, mais bien du Marquisat de Provence, et ce marquisat appartenait aux comtes de Toulouse. »

Je fus choqué de constater qu’on ne mentionnait pas mon nom, ni même ma référence, alors que j’étais celui qui avait aiguillonné les membres de l’association vers une piste nouvelle. En tant qu’auteur et éditeur, j’ai toujours été pointilleux avec les sources et les références, et chacun peut le constater à la lecture de mes nombreux articles sur ce site internet. Comme je l’écrivais à Maurice Bérard le 2 janvier 2001, « ce sont parfois des choses qui me font de la peine ».

Je faisais cette suggestion dans mon article du 13 novembre 1999 : « Si nous voulons trouver des documents antérieurs au XIVe siècle concernant notre famille, il nous faut nécessairement chercher dans les archives des comtes de Toulouse et non dans celles des Dauphins de Viennois. Si je n’étais pas si loin de Paris, je me rendrais immédiatement aux Archives Nationales de France. Mais étant présentement dans cette impossibilité, j’invite donc tous ceux et celles qui désirent poursuivre les recherches à prendre contact avec le Conservateur en chef responsable du CARAN, M. Henri Zuber. Celui-ci m’a fait parvenir la quote de plusieurs documents que nous devrions consulter.  »

Or, la même Gazette de l’Ours du 15 novembre 2000 retranscrit les propos du président délégué, M. Robert Hugonnard, et ceci toujours sans me nommer : « Depuis 14 ans que nous travaillons ensemble, nous avons avancé et nous n’avons rien découvert de nouveau par rapport à ce qu’avait écrit Lacroix dans son fameux petit livre concernant nos familles. Comme nous butons sur la date de 1245, date où un Bouillanne a signé une charte, nous cherchons à aller un peu plus loin. Aller un peu plus loin, c’est aller à Paris ! Nous ressentons tous à l’association un blocage. » Ce qui me choqua le plus est la réponse de l’ancien ambassadeur de France Jean-Noël de Bouillane de Lacoste. Pour faire des recherches à Paris, pensait-il, peut-être faut-il s’adresser d’abord aux Parisiens. Comme il en est un, ou presque, il se disait alors à la disposition de l’association. En me ciblant personnellement, il dit que les Archives Nationales sont une institution très difficile d’accès et qu’il était « mieux placé qu’un voyageur inexpérimenté pour affronter ce genre d’obstacle ».

Me sentant insulté et offusqué, je fis part de ma très grande déception au président de l’association, Maurice Bérard, dans ma lettre du 2 janvier 2001 : « Faut-il que je précise que, sans vouloir me vanter, j’ai une expérience de plus de dix ans dans les recherches forcenées en généalogie, en histoire et en héraldisme. Je ne comprend pas ces manières de dire les choses. Sans être un “Français”, j’ai fait deux longs séjours dans votre pays, un premier d’une durée de un an, et un second d’une durée de deux ans et demi. J’ai fait le tour de la France à plusieurs reprises, j’ai séjourné à Paris, en Bretagne, dans les Corbières, dans les Ardennes et plus encore… Pourquoi dire : “un voyageur inexpérimenté”». Ce fut mon dernier courrier au président de l’association.

Dans sa grande sagesse, Maurice Bérard aura été le seul à reconnaître publiquement mon travail lors de l’assemblée générale du 13 août 2000. Il dit : « À propos de Guy Boulianne, dont il a fait paraître plusieurs articles dans le bulletin, c’est lui qui a mis le feu aux poudres en se chargeant d’établir notre ascendance. Trouver un peu plus nos racines et avancer sur le plan historique restent nos objectifs “brûlants” » (Gazette de l’Ours, No.51, 15 novembre 2000). Depuis cette époque, j’ai décidé de faire cavalier seul, justement pour ne pas me buter à ce blocage dont fait face l’Association des Richaud et des Bouillanne depuis plus de trente ans. Il faut demeurer un électron libre pour que notre pensée soit libre de tout clichés et idées préconçues. En attendant, les gens peuvent continuer à lire le résultat de mes recherches sur la famille de Bouillanne (et de Richaud) dans la section « Les Fils de l’Ours » de mon site internet, et ceci sans aucune contrepartie financière.

Tout ce que je souhaite est qu’on me respecte en tant qu’auteur et chercheur.

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