Le vice-président des « Entrepreneurs en Action du Québec » (EAQ), Samuel Grenier, prend la parole contre les mesures sanitaires du Québec

Le 29 décembre dernier, le vice-président des « Entrepreneurs en Action du Québec » (EAQ), Samuel Grenier, a prit la parole pour exprimer sa colère vis-à-vis les mesures sanitaires abusives et dévastatrices du Gouvernement de François Legault qui est en train de mettre à bas l’ensemble de l’économie et la structure sociale du Québec. « Je trouvais important, ce soir, de faire un résumé de la situation pour qu’on puisse vraiment savoir ce qui nous attend pour 2021 », dit-il. « Parce qu’en 2020 on s’est fait avoir, on s’est fait frauder, on s’est fait fermer nos commerces, on s’est fait mentir, on s’est fait manipuler, et là c’est important qu’on puisse emballer tout ça pour savoir ce qui nous attend pour 2021. »

Samuel Grenier réagit aussi aux deux articles dénigrants et calomnieux de la journaliste Clara Loiseau concernant les Québécois qui sont partis en vacances dans le Sud et qu’elle qualifie de «touristatas» (Le Journal de Montréal, 28 décembre et 29 décembre 2020). Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, de s’en inquiéter : « Les images qu’on a vues des vacanciers dans le Sud sont choquantes pour tout le monde, surtout pour ceux qui suivent les règles et les travailleurs du réseau de la santé », alors que le cabinet de François Legault réitère qu’il « ne peut tolérer » de tels actes d’insouciance. Pourtant, Radio-Canada nous apprenait le même jour que le député libéral de Mont-Royal–Outremont, Pierre Arcand, se trouve à la Barbade où il loue un condo, et que le député de la CAQ, Youri Chassin, s’est rendu au Pérou pour des raisons personnelles.

Le porte-parole de l’EAQ en profite pour faire référence à la Dre Astrid Stuckelberger, doctorante, experte à la Commission Européenne et riche d’une expérience de 25 ans en santé publique. Elle a récemment diffusé une vidéo de 16 minutes intitulée « Comprendre la gestion de la pandémie », dans laquelle elle cite le Règlement Sanitaire International (RSI), un accord signé par 196 pays, parmi lesquels l’ensemble des États Membres de l’OMS, qui s’engagent à collaborer au profit de la sécurité sanitaire mondiale. On y retient, entre autres, que le RSI oblige les « Etats Parties à fonder leur décision d’appliquer les mesures sanitaires sur des principes scientifiques ». (Article 43, 2.a)

Nous vous rappelons que les avocats Jean-Félix Racicot et Guylaine Lacerte ont récemment déposé une demande en justice au nom des Entrepreneurs en Action du Québec (EAQ) contre le gouvernement de François Legault, au Québec. En effet, les « Entrepreneurs en Action du Québec », des chefs d’entreprises de différents secteurs, dont des propriétaires de gym, et des parents ont déposé un recours à la Cour supérieure du Québec visant notamment à obtenir la nullité des décrets déclarant l’urgence sanitaire au Québec. De plus, cette procédure vise à faire déclarer que les mesures actuelles sont inconstitutionnelles, dans leur ensemble ou subsidiairement, prises de manière individuelle.

Des experts internationaux, notamment en matière de santé publique, de virologie, et d’économie ont complété une expertise qui a été déposée en support des arguments juridiques.

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À propos de la Dre Astrid Stuckelberger

La Dre Astrid Stuckelberger est une scientifique internationale de la santé qui mène et dirige des recherches allant de la clinique à l’épidémiologie à la science pour les décideurs depuis 25 ans. Après un doctorat en santé publique sur la santé des populations différentielles hommes / femmes, elle a poursuivi sa carrière au CHU de Genève et à la Faculté de médecine de l’Université de Genève où elle a obtenu le grade supérieur de Privat-Docent. Elle est également professeur à l’Université des sciences appliquées et maître de conférences à l’Université de Lausanne et collabore avec plusieurs universités dans le monde.

Astrid a récemment reçu le titre de professeur honoraire de l’Institut de biorégulation et de gérontologie de l’Académie russe des sciences médicales, et est professeur invité dans différentes universités. Elle est présidente du Réseau international de Genève sur le vieillissement financé par l’Organisation mondiale de la santé.

Elle est une experte reconnue internationalement sur les questions liées à l’évaluation de la recherche scientifique pour les décideurs politiques, en particulier dans l’évaluation de la santé et de l’innovation, la formation à la gestion des pandémies et des urgences et dans l’optimisation de la santé et du bien-être des individus et des populations. Ses compétences vont de la recherche individuelle à la recherche sur la population, y compris l’éthique, ainsi que les aspects législatifs et politiques. L’un de ses travaux de maître importants a été la première étude internationale sur la médecine anti-âge. Ce travail a été mandaté par le Département fédéral suisse de l’innovation et de la formation et de l’Académie suisse de médecine, ce qui a abouti à une série de livres et d’articles traduits dans différentes langues.

Au fil des ans, elle a fait partie du pool d’experts internationaux et a été sollicitée pour mener des recherches et des examens à différents niveaux : Nations Unies, Commission européenne, gouvernements et secteur privé.

En tant qu’écrivain, elle a publié 12 livres et plus de 180 articles scientifiques, documents politiques, rapports gouvernementaux, européens ou onusiens. Elle a reçu un prix du secrétaire général de l’ONU pour le travail accompli et d’organisations suisses, elle a été nominée parmi les 100 personnalités de la Suisse. Elle est régulièrement invitée par les médias pour des interviews, pour TEDx ou comme conférencière lors de différents types d’événements.


Règlement sanitaire international de l’OMS (2005)

Le Règlement sanitaire international (RSI) est un accord signé par 196 pays, parmi lesquels l’ensemble des États Membres de l’OMS, qui s’engagent à collaborer au profit de la sécurité sanitaire mondiale.

Il cadre ce que les pays peuvent faire en termes de riposte de santé publique face aux risques pandémiques ou risques pour la santé publique, « de manière à prévenir ou à réduire la propagation internationale des maladies en créant le minimum d’entraves au trafic international » (de biens et de personnes). L’expression risque pour la santé publique s’entend ici comme « la probabilité d’un événement qui peut nuire à la santé des populations humaines, plus particulièrement d’un événement pouvant se propager au niveau international ou présenter un danger grave et direct »

Le RSI vise à « prévenir la propagation internationale des maladies, à s’en protéger, à la maîtriser et à y réagir par une action de santé publique proportionnée et limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique, en évitant de créer des entraves inutiles au trafic et au commerce internationaux ».

Il oblige les 196 États-membres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « Parties au Règlement sanitaire international » à déclarer les maladies répondant à des critères épidémiologiques ou écoépidémiologiques d’importance internationale, selon des codes et règles harmonisées au niveau international et destinés à renforcer la sécurité sanitaire nationale, régionale et mondiale. Les pays doivent promouvoir la sécurité sanitaire mondiale (prévention, détection et réponse aux urgences sanitaires mondiales épidémiologiques) pour favoriser la solidarité et la résilience mondiales face aux futures pandémies. Dans le cadre du RSI, l’Organisation mondiale de la santé joue un rôle de coordination et aide les pays à renforcer leurs capacités, avec la collaboration de ses partenaires.

Le RSI comprend également des mesures particulières à mettre en application dans les ports et les aéroports, ainsi qu’aux postes-frontières dans le but de limiter la propagation des risques pour la santé publique vers les pays voisins tout en évitant d’appliquer des restrictions aux voyages et aux échanges qui n’ont pas lieu d’être, ce qui permet d’éviter les perturbations.

Historiquement, les premières maladies concernées ont été la peste, le choléra et la fièvre jaune et la dernière a été la COVID-19. Le traité a été élargi en 2005 à toutes les maladies à risque pandémique.

Chaque pays devait évaluer ses capacités de surveillance et d’action avant juin 2009, puis « établir et mettre en œuvre des plans d’action garantissant que ses capacités essentielles seraient opérationnelles avant 2012 ». Une fois révisé et achevé, le RSI est appelé selon l’OMS à devenir un élément majeur de l’action de santé publique mondiale. Il a été adapté en 2005 au contexte de globalisation (forte mondialisation et interdépendance des économies nationales).

La troisième édition contient le texte du RSI (2005), le texte de la résolution WHA58.3 de l’Assemblée mondiale de la Santé, la version amendée de l’annexe 7 (concernant la durée de protection de la vaccination contre la fièvre jaune et la validité des certificats correspondants) entrée en vigueur le 11 juillet 2016, la version de la partie relative aux questions sanitaires de la Déclaration générale d’aéronef entrée en vigueur le 15 juillet 2007, ainsi que des appendices dans lesquels figurent une liste actualisée des Etats Parties et les réserves et autres communications des Etats Parties en rapport avec le Règlement sanitaire international (RSI, 2005).

Pour information :

Benoit Girouard, porte-parole : 450-495-1910
Samuel Grenier, porte-parole : 450-420-2606
Courriel : entrepreneursenactionduquebec@gmail.com
Site web : www.leaq.ca