L’auteur, éditeur et chercheur Guy Boulianne est membre de l’International Association of Press Photographers (IAPP), aux États-Unis

Je suis très heureux de vous annoncer que je suis désormais un membre en règle de l’International Association of Press Photographers (IAPP), aux États-Unis. Veuillez prendre en note que,— tout comme la “General News Service Network Association” (GNS Press) —, il ne s’agit pas ici d’un syndicat de journalistes, mais bel et bien d’une association, c’est-à-dire un regroupement international de journalistes et de photographes. En tant que membre de l’IAPP j’ai reçu une carte d’identité de journaliste; un laissez-passer de presse; un certificat d’accréditation; une lettre de confirmation d’affectation; une certification avec un sceau CIPP (photographe de presse international certifié); une identification de presse pour le véhicule; et une carte de presse de voyage.

L’Association internationale des photographes de presse (IAPP) est une association de journalistes indépendante et active au niveau international. Au fil des ans, l’IAPP a non seulement acquis une reconnaissance auprès des photographes de presse nationaux, mais s’est également forgé une solide réputation au niveau international. L’association s’adresse aux journalistes à temps partiel ou à temps plein. En effet, l’IAPP offre une plate-forme pour les professionnels de tous les secteurs de l’industrie des médias, y compris les journalistes, les éditeurs, les reporters, les vidéastes et les photographes. En outre, elle représente également des professionnels des médias dans les domaines de la presse écrite, de la radio, de la télévision et des nouveaux médias.

Les journalistes, rédacteurs et pigistes à temps partiel ont de plus en plus de mal à s’implanter dans le monde des médias. L’industrie est friande de journalistes de grands journaux, de stations de télévision ou de radio bien connus. C’est aussi, sinon plus, un problème lorsqu’il s’agit d’organisations professionnelles du journalisme et de syndicats. De nombreuses organisations laissent les pigistes à l’écart, car l’adhésion est souvent conditionnelle à un emploi à temps plein.

Chez IAPP, les choses sont différentes ! L’association veut donner à chacun une chance équitable, car elle pense que de nombreux indépendants et à temps partiel produisent un travail qui est à la hauteur, voire meilleur, du travail de leurs collègues à temps plein. Les pigistes qui se voient refuser les avantages d’une organisation professionnelle se retrouvent trop souvent face à des portes closes. Devenir membre de l’IAPP est une étape intéressante qui aide les indépendants à faciliter un peu leur travail quotidien.

Un changement de mentalité est en retard

L’image des journalistes qui prévalait il y a 20 ans n’existe plus depuis longtemps. Alors qu’à une certaine époque, le personnel des salles de rédaction et des maisons d’édition n’était composé que d’employés à temps plein, les choses évoluent rapidement. La raison : l’argent ! De nos jours, de nombreux organes de presse découvrent l’intérêt d’embaucher des journalistes indépendants et des sous-traitants qui dirigent leur propre entreprise.

C’est là que l’IAPP entre en jeu. Un travail journalistique de qualité ne devrait pas être mesuré selon qu’un journaliste travaille à temps plein ou à temps partiel. Malheureusement, ce message n’est pas encore parvenu à de nombreuses organisations professionnelles et syndicats — les freelances n’ont toujours aucune chance avec eux.

Une adhésion à l’IAPP peut changer tout cela. L’association est un groupe international et indépendant représentant les intérêts des journalistes, photographes de presse et professionnels des médias, leur apportant un soutien pour qu’ils puissent exercer leur métier à temps partiel. Conformément à cet objectif, elle offre de nombreux avantages utiles tels que des services de presse optimisés et des informations sur les chaînes médiatiques, tout en augmentant la transparence du travail journalistique dans son ensemble.

La carte de presse – l’outil le plus important d’un journaliste

La carte de presse est un outil essentiel pour les journalistes professionnels. Pour ceux qui travaillent à plein temps pour une agence de presse, obtenir un laissez-passer de presse ne pose aucun problème. Avec son aide, les journalistes peuvent accéder aux événements et lieux importants pour faire leur travail : rapporter l’actualité. De nombreuses agences officielles exigent que les journalistes présentent une carte de presse afin d’établir leur légitimité. Sans carte de presse, les journalistes se voient refuser l’accès ; donc, ils ne peuvent pas faire leur travail. Pour un pigiste, cela signifie la faillite. C’est pourquoi l’IAPP ne distingue pas les salariés permanents des journalistes à temps partiel qui ne travaillent que quelques jours par semaine. Le facteur temps ne devrait pas être pertinent.

Un regard sur la presse

La presse est souvent appelée le « Quatrième Pouvoir ». C’est un lien entre la population générale et les instances officielles. Sans la presse, il n’y aurait pas de télévision, pas de radio, pas d’Internet et pas de journaux. Les représentants de la presse rendent compte de l’actualité et des activités, mais aussi des procédures internes des entreprises, des organisations et des agences. Pour ce faire, des professionnels des médias à temps plein et à temps partiel sont nécessaires. Il s’agit notamment de rédacteurs en chef, de journalistes, de photographes de presse, de caméramans, de reporters et bien d’autres. Ils travaillent sur place et collectent des informations, qui sont ensuite éditées et diffusées par les organes de presse (TV, radio, journaux et en ligne).



Les avantages de l’IAPP :

L’Association internationale des photographes de presse (IAPP) représente et développe les intérêts professionnels de plus de 10 000 journalistes. Les membres travaillent dans tous les domaines des médias, atteignant par conséquent un public de millions de personnes.

  • L’IAPP est une association professionnelle forte et non syndiquée au service des journalistes à temps plein et à temps partiel.
  • L’adhésion est ouverte à toute personne qui poursuit activement un travail journalistique.
  • Le portail indépendant d’actualités et de presse (UPA-NEWS) offre aux journalistes expérimentés ainsi qu’aux nouveaux arrivants et aux pigistes la possibilité de publier du contenu journalistique sur divers sujets couvrant l’actualité, les reportages, les communiqués de presse, les interviews, les annonces et récapitulatifs de salons et d’événements, les reportages sportifs, les articles professionnels, les photographies, etc.
  • Le réseau d’experts peut répondre rapidement et efficacement à nos questions sur l’industrie des médias.
  • En coopération avec d’autres organisations de l’industrie, des organes politiques, des journalistes et le grand public, L’IAPP encourage le développement de l’industrie de manière ciblée et pratique.
  • L’IAPP lutte activement pour la liberté de la presse et soutient l’organisation « Reporters sans frontières ». L’association croit au droit illimité à la liberté d’expression et à la libre circulation de l’information.
  • Les membres peuvent profiter de la section interne d’information et de recherche, qui comprend des informations sur des sujets tels que la liberté de la presse et les droits des médias.
  • L’adhésion à l’IAPP peut faire économiser de l’argent en obtenant des remises spéciales pour les médias.
  • En tant que membre, nous pouvons créer des entrées dans la base de données pour les producteurs de médias et publier gratuitement nos propres échantillons de travail.
  • Les membres reçoivent une carte de presse gratuite, reconnue internationalement, ainsi qu’une carte d’identité de véhicule de presse. Ces titres de journalisme sont également disponibles pour les non-membres.
  • L’IAPP est financé exclusivement par les cotisations des membres et ne reçoit aucune subvention gouvernementale, ce qui garantit une totale indépendance politique et financière.

Le code de déontologie de l’IAPP :

L’IAPP a adopté un code d’éthique en collaboration avec ses membres et les gouvernements nationaux et internationaux. Les sujets couverts incluent la recherche, les droits de la personne, les reportages véridiques et la séparation du contenu éditorial et des publicités.

L’utilisation de ce code par l’association vise à sensibiliser davantage chaque membre aux problèmes éthiques. Le code de déontologie de l’IAPP a été élaboré de manière à ce qu’il soit contraignant pour chaque membre personnellement, quel que soit le support utilisé.

Préambule

Le but du code de déontologie est de clarifier à chaque membre sa responsabilité envers les consommateurs de médias et de faire appel à son obligation de rapporter des nouvelles professionnelles et fondées.

Des mesures sont prises contre toute personne qui enfreint le code d’éthique. Ces mesures vont de l’avertissement à l’expulsion de l’association. L’IAPP ne vise pas à trop réglementer ses membres avec ce code; il est destiné à servir d’aide à la décision et de ligne directrice pour répondre aux questions éthiques auxquelles les journalistes sont continuellement confrontés. Les litiges concernant le droit de la presse peuvent être évités grâce à l’utilisation de ce code.

§ 1 – Principes de déclaration

  1. Les médias libres jouent un rôle important dans la préservation de la société démocratique – partout dans le monde. Elle remplit une fonction sociétale centrale et contribue au processus de formation de l’opinion publique. Pour rendre justice à ce devoir, les journalistes disposent souvent d’une autorisation spéciale pour effectuer des recherches.
  2. Le signalement sert à diffuser des informations et doit être fait avec sincérité. Les jugements personnels d’un journaliste doivent être clairement reconnaissables en tant que tels.
  3. Les personnes ou les organisations concernées par la couverture médiatique doivent avoir la possibilité de commenter d’éventuelles accusations avant qu’elles ne soient publiées.
  4. Si, malgré des recherches consciencieuses, une erreur est commise, le journaliste doit la signaler et la corriger immédiatement et sans qu’on le lui demande.
  5. L’IAPP n’approuve pas les reportages sensationnalistes dans lesquels des descriptions sinistres de violence, de catastrophes, de tragédies personnelles ou de sexualité sont incluses au détriment de l’exactitude et de l’objectivité.
  6. Si un journaliste publie des rumeurs qui ne peuvent pas être vérifiées, celles-ci doivent être clairement reconnaissables comme telles.
  7. Une attention particulière doit être portée aux sujets sensibles tels que les procès. La désignation des suspects n’est autorisée que dans des cas exceptionnels.
  8. Les descriptions d’innovations médicales doivent être décrites de manière si neutre que les patients n’ont pas de faux espoirs en les lisant.
  9. Une attention particulière doit également être accordée aux sujets concernant les marchés des capitaux et les produits financiers.
  10. Les membres de l’IAPP respectent les droits personnels et équilibrent leur protection avec l’intérêt public, même lorsque cet intérêt est justifiable.

§ 2 – Recherche

  1. Les membres de l’IAPP s’engagent à effectuer des recherches approfondies.
  2. Si du matériel de relations publiques est utilisé dans le reportage, il doit être clairement reconnaissable en tant que tel. Ceci s’applique également aux photographies et au matériel radio fournis par les centres de relations publiques.
  3. Les sources de recherche doivent être nommées dans le rapport, à condition que cela ne mette pas en danger l’anonymat de l’informateur.

§ 3 – Indépendance du reporting

  1. Avant tout, les journalistes ont une responsabilité envers les destinataires de leur travail. Ce travail doit être indépendant des publicités et des campagnes de relations publiques.
  2. Un journaliste doit strictement séparer les contrats de relations publiques des reportages journalistiques.

§ 4 – Liberté de la presse

  1. Les membres de l’IAPP garantissent l’anonymat de leurs informateurs et les protègent d’éventuelles sanctions.
  2. Cette protection de l’information est un élément essentiel de la liberté de la presse garantie par la constitution.
  3. Si les membres de l’IAPP sont altérés dans l’exécution de leur travail, ils peuvent le signaler à l’IAPP, qui — dans la mesure du possible — peut engager des poursuites politiques et/ou judiciaires.

§ 5 – Sanctions de l’IAPP en cas de violation du code de déontologie

  1. Si un membre contrevient au code de déontologie, son cas est présenté au conseil d’administration pour une audience. Le député a le droit de prendre la parole pour sa défense.
  2. Si une infraction grave est constatée, le conseil d’administration peut adresser un avertissement au membre.
  3. En cas de récidive, le conseil d’administration peut exclure le membre de l’Association internationale des photographes de presse à la majorité simple.


« Merci pour tous vos bons ouvrages. Je trouve ça important de vous en faire part. Un bon travail mérite d’être reconnu et remercier. »

Marc André Garand

« Vos pensées rejoignent les miennes. Merci de si bien nous informer. Bravo à vous M. Boulianne. »

Robin Caron

« Bonjour M. Boulianne. Un mot pour vous dire que vos blogs sont très intéressants. Vous devez travaillez très fort dans ce grand combat et je vous en suis très reconnaissant. »

Jean Tardy