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L’auteur Paul-Gabriel Dulac publie un commentaire au sujet des Éditions Dédicaces et de Guy Boulianne

L’auteur Paul-Gabriel Dulac nous a fait parvenir un commentaire généreux au sujet des Éditions Dédicaces et de leur fondateur, Guy Boulianne. Nous sommes heureux de le publier en ces pages…

Le marché traditionnel du livre est secoué; ses relais de distribution et son commerce sont  ébranlés comme jamais. Des librairies ferment et leur trésorerie se réduit comme peau de chagrin. Des emplois se perdent à ne plus rien valoir. Et se font rares, entre les officines qui soutiennent la circulation du livre par des subven- tionnions et autres appuis, les interlocuteurs ou bran- cardiers pouvant insuffler de l’oxygène dans le réseau.

Bien nombreux sont les entreprises d’édition et commerçants qui ne peuvent encaisser le coup. Ce sont des entrepreneurs en culture qui y perdent leur investissement en énergie, talents et redevances. Ça va mal en la boutique, torpinouche!

Et pourtant le malheur des uns n’en signifie pas un semblable pour la vie littéraire et la culture en général. L’entreprise les Éditions Dédicaces, fondée par Guy Boulianne, imprime des changements d’importance dans la diffusion du livre, tant à l’échelle nationale au Canada qu’à celle des quatre coins de notre planète. Plus qu’un producteur d’ouvrages littéraires et d’oeuvres d’art et de culture, les Éditions Dédicaces ouvrent des voies qui seront sous peu l’essentiel de la diffusion du livre. La technologie permettant de l’ingeneering  innovateur dans l’édition, notamment par l’impression du livre papier à la demande et par l’efflorescence du rayonnement de la communication sur le web, les Éditions Dédicaces devancent et font avancer un milieu culturel depuis trop longtemps tricoté serré sur ses fesses.

En matière de culture, ça prend des hommes forts. Des visionnaires. Des entreprenants, des audacieux ayant une vision et des arguments prenants pour la faire-valoir. Ce n’est pas facile comme le serait regarder un jardin croître. Je me permettais même l’image: En ce voyage de la culture et de la connaissance les Éditions Dédicaces ajoutent des oranges et des figues dans un pommier. De fait, Les Éditions Dédicaces sont hors de cette zone de confort dépendant de subventions des différentes instances de soutien à la littérature et aux arts. Et c’est bien ainsi; ses auteurs apprennent à valoir mieux qu’à quêter des fonds publics. J’ai un équivaloir avec Guy Boulianne. Nous ne dépendons pas ni l’un ni l’autre des demandes de subvention jaunes, jaunâtres et en tire-bouchon des fonds publics.

Léonard de Vinci a écrit: “Il n’y a pas d’art ni de sciences ni d’art de se montrer généreux s’il n’y a que des certitudes anciennes. Il faut aller plus avant. Les recettes ne suffisent pas”.

Je vois Guy Boulianne comme un défricheur et un souffleur. Il a du contenu et il prend de la vitesse; puis c’est une entreprise, un appareil qu’il commande et qui prend du vol tant en francophonie qu’en terrain américain. Ce qui n’est pas rien dans le carnet de commande d’affaires d’un poète. D’un Montréalais de grande volonté. Guy Boulianne a l’âme de l’artiste; son flambeau, son entreprise Les Éditions Dédicaces fait de l’architecture nouvelle dans le monde du livre. Il crée de nouvelles mesures, une présence active dans le monde littéraire. Beaucoup en profiteront tant les lecteurs que ses auteurs. Et le reste, tout ensemble, les lecteurs, les bibliothèques, les écoles qu’elles soient au Canada, en France, à Washington, Tel Aviv, Zurich ou au Coutounou.

Signé : Paul-Gabriel Dulac