Dossier généalogique de Guy Boulianne

Mariage de Samuel Girod et Jeanne de Bouillane (28 juillet 1744), fille de Etienne de Bouillanne et Jeanne Bonne Faucon, et soeur de Jean-Marc Bouillanne arrivé au Canada en 1735.

Voici le document complet faisant état des ancêtres directs de Guy Boulianne, à partir de son père Aimé Boulianne (1935-2013), jusqu’à François de Bollana en 1190. Nous retrouvons dans ce dossier des noms qui nous sont désormais familiers, tels que :

  • Umberto de Bollana, présent dans une charte du Cartulaire de Léoncel en 1245.
  • Hughes de Bouilhanne, témoin souscrit à la Charte des libertés de Quint accordée par le comte Aymar IV de Poitiers, le 13 juillet 1329.
  • >Le magistrat et orateur, Pierre Paul Henri Dominique Boyer de Bouillane (arrière-arrière-arrière-grand-cousin au douzième degré par adoption de Guy Boulianne), et ses enfants : Charles Boyer de Bouillane (capitaine de frégate et Chevalier de la légion d’honneur) ; Geneviève Boyer de Bouillane (vicomtesse de Courville et dame d’honneur de S.A.R. Madame la duchesse de Vendôme) ; et Henry Boyer de Bouillane (Maréchal des logis du 37e Régiment d’Artillerie de Campagne, tué au combat le 6 août 1916).
  • Émile Antoine Henry de Bouillane de Lacoste (1867-1937), un officier et un explorateur, spécialiste des questions asiatiques à la suite de plusieurs voyages effectués : Syrie, Palestine, Indochine, Mongolie occidentale, Mandchourie et toute l’Asie centrale.
  • Jean-Noël de Bouillane de Lacoste, ancien ambassadeur de France, et son père Henry Adrien de Bouillane de Lacoste (1894-1956), professeur et spécialiste de Rimbaud, auteur d’éditions critiques des Poésies et d’Une Saison en Enfer [Mercure de France, 1939 et 1941].
  • >Le général Joseph Philippe Stanislas de Bouillane colombe, riche Marseillais et propriétaire du gouffre du château des Espèces, à Cuges-les-Pins, en France.
  • Jean-Marc de Bouillanne, capitaine de milice, l’ancêtre commun de tous les membres de la famille Boulianne habitant au Québec et en Amérique du Nord ;
  • Denis Riverin (sept-fois-arrière-grand-oncle de Guy Boulianne), « bourgeois-gentilshommes » membre de l’élite de la Nouvelle-France. Il fut secrétaire de l’intendant Duchesneau, représentant de la Compagnie de la Ferme du Roi, membre du Conseil souverain, directeur de la Compagnie du Nord et de la Compagnie de la Colonie, lieutenant général de la Prévôté de Québec, commerçant en fourrures, propriétaire terrien et entrepreneur en pêcheries.
  • Louis-Joseph Boulianne (quatre-fois-arrière-grand-cousin de Guy Boulianne), l’un des 21 membres de la Société des vingt-et-un, qui fondèrent le Saguenay–Lac-Saint-Jean, au Québec.

Nous pouvons aussi constater les liens de sang qui existaient entre la famille Boulianne et les familles Blackburn et McNicoll. Marguerite McNicoll était mariée à Joseph Boulianne, frère de Louis-Joseph Boulianne, et David Blackburn (quatre-fois-arrière-grand-oncle de Guy Boulianne) était pour sa part l’un des membres fondateurs de la Société des vingt-et-un.

Aujourd’hui, le grand-cousin au septième degré de Guy Boulianne, Guy McNicoll, est le fondateur du Clan Mc Nicoll du Québec. Il a publié le livre intitulé L’odyssée de notre ADN, des Highlands à La Malbaie (Lauréat du prix Gordon Atkinson 2011), une oeuvre de 415 pages de textes, images, photos d’archives, de documents anciens et de références historiques.

La lignée des Fils de l’Ours, c’est-à-dire la lignée de Bouillanne (Bulianicus, Bolianicus, Bollanicae, Bollanicis, Bolhanicis, Bolhargues), descend du vicomte de Nîmes Ursus, lui-même un descendant du roi mérovingien Dagobert II, de la princesse wisigoth Gisèle de Rhedae, et de Theodoric IV de Narbonne.

En ce qui concerne la génétique et le chromosome Y, la famille de Bouillanne possède l’haplogroupe G-M201, plus précisément le G-Z726, avec le sous-groupe CTS4803. Le directeur du Projet Québec ADNy chez Family Tree DNA, Jean-Pierre Gendreau-Hétu, écrivait à Guy Boulianne : « C’est une chance pour vous, car c’est un haplogroupe beaucoup moins fréquent que d’autres et permet par conséquent une recherche plus ciblée. « La possibilité d’établir la signature ancestrale semble donc réalisable de façon transatlantique : si vos résultats ADN concordent avec ceux d’un Bouillanne de France, l’affaire serait dans le sac. Il s’agit alors d’avoir des ascendances documentées et convergeant sur un ancêtre commun. Il est alors possible d’inférer logiquement qu’il s’agit de la signature ancestrale héritée de l’ancêtre. J’espère que cette expérience réussira! Vous pourriez réussir à établir une des plus anciennes signatures ADN-Y de France connues à ce jour! »

Selon les plus récentes recherches, l’haplogroupe G descend de Nahor. Descendant de Sem (שם, signifiant « nom, renommée, prospérité »), de Heber (עֵבֶר‬, ancêtre des Hébreux) et de Peleg (פֶּלֶג‬, ancêtre des Pélasges), Nahor (נָחֹור) était le frère du patriarche des trois religions monothéistes, Abraham, le « père d’une multitude de nations » (אַבְרָהָם). Nahor est le patriarche de huit des douze tribus d’Israël par ses deux arrière-petites-filles, Léa (Reuben, Siméon, Lévi, Juda, Issachar, Zabulon) et Rachel (Joseph, Benjamin), toutes deux épouses de Jacob, alias Israël, et filles de son oncle Laban.

Aujourd’hui, les fils de l’haplogroupe G de Nahor vivent sur les territoires de l’Europe occidentale et de l’Afrique du Nord-Ouest jusqu’en Asie centrale, en Inde et en Afrique de l’Est. Ces fils syriens de Nahor se retrouvent toutefois à des fréquences basses de 1% et 10% dans la plupart des endroits où ils se trouvent. Cependant, dans la région du Caucase, dans le centre et le sud de l’Italie et en Sardaigne, le taux de fréquence se situe entre 15% et 30% au sein du lignage masculin de l’haplogroupe G.

Les ancêtres de la famille de Bouillanne se trouvaient donc dans la région Rhin-Danube il y a environ 2000 ans. À cette époque, le Danube était la limite nord de l’Empire romain et le Rhin était utilisé comme une route commerciale majeure avec la Grande-Bretagne. Pendant plus de 700 ans, les tribus germaniques ont fait la guerre à Rome, traversant le Danube et se jetant plus loin dans la péninsule italienne jusqu’à la chute de l’Empire. De quel côté des guerres nos ancêtres se sont-ils battus ? Ou ont-ils été pris au milieu ? Plus d’informations seront nécessaires pour comprendre pourquoi et quand la famille a traversé les Alpes de la région Rhin-Danube jusqu’en Italie.

Toutefois, nous pouvons convenir que nos ancêtres de l’haplogroupe G ont occupé le territoire correspondant exactement à celui des Francs Saliens, ce peuple germanique qui fonda un royaume sous la conduite de Clodion le Chevelu et dont Clovis Ier héritera plus tard. Cette dynastie mérovingienne culmina à Dagobert II assassiné à Stenay en 679, au vicomte de Nîmes Ursus en 879 et à Godefroy de Bouillon, premier souverain de Jérusalem en 1099, conduit par l’abbé Ursus et ses moines calabrais. Lorsque Clovis Ier se fit baptiser entre 496 et 511, l’évêque de Reims l’interpella d’une voix éloquente en ces termes : « Courbe doucement la tête, ô Sicambre ; adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré ».


Vous pouvez télécharger les dossiers généalogiques en cliquant sur les liens correspondants. Nous vous invitons aussi à consulter notre arbre généalogique sur les sites internet : GeneaNet, Family Tree DNA, Généatique, Généamania, Heredis ou NosOrigines.qc.ca.