Ingersoll Lockwood — « Le merveilleux voyage souterrain de Baron Trump » (1893)

AVERTISSEMENT — Cet article est le fruit de certaines recherches, et non pas une affirmation catégorique de son auteur.

Ingersoll Lockwood, écrivain et romancier politique américain de la fin du XIXe siècle, a écrit deux livres pour enfants, l’un intitulé Baron Trump’s Marvellous Underground Journey (Le merveilleux voyage souterrain de Baron Trump), publié en 1893 et ​​l’autre intitulé Travels and adventures of Little Baron Trump and his wonderful dog Bulger (Voyages et aventures du petit Baron Trump et de son merveilleux chien Bulger), publié en 1890. Dans les deux livres, il y a des parallèles vraiment ahurissant entre le passé et le présent.

Les romans racontent l’histoire d’un petit garçon qui habite à « Castle Trump » (Tour Trump) et qui est guidé par un homme nommé « Don » dans son voyage en Russie, où il découvre des portails magiques lui permettant de voyager dans le temps. Ce prénom rappelle bien sûr celui du président américain, Donald Trump.

Le « maître de tous les maîtres » du petit garçon s’appelle donc « Don ». Mais le petit garçon, lui, s’appelle « Baron », tout comme le fils de Donald Trump (à une lettre près). Et puis, l’enfant se rend en Russie. Tout ceci coïncide si bien avec le présent qu’il est impossible pour certains d’en douter : la famille Trump peut voyager dans le temps.

Plusieurs personnes sont convaincues que la famille Trump a ce pouvoir grâce à John Trump, ingénieur et oncle du président. Selon les internautes, John Trump aurait mis la main sur les travaux de Nikola Tesla, ingénieur électronique et physicien. Et, bien sûr, ses recherches se seraient principalement concentrées sur l’étude du temps.

La multitude de similitudes entre la famille Trump qui vit dans l’Amérique actuelle et la famille des histoires qui se trouvent dans les livres font dire aux théoriciens que la famille Trump est capable de voyager dans le temps. Baron se rend en Russie dans une aventure extraordinaire. Il est guidé dans son aventure par « le maître de tous les maîtres », un homme nommé « Don ». La devise de la famille Trump, celle du livre, est la suivante: « Le chemin de la gloire est semé d’embûches et de dangers ».

« Les illustrations des romans montrent Trump habillé avec des vêtements et des bijoux à l’ancienne, alors qu’il quitte Castle Trump et commence son voyage, se dirigeant vers la Russie pour trouver une entrée dans des dimensions différentes », rapporte Newsweek. Mais cela devient encore plus effrayant dans le livre politique de Lockwood, The Last President.

En effet, en 1841, ce fameux auteur Lockwood a écrit une satire politique, 1990: Or,The Last President (1990: ou le dernier président). Les premières pages s’ouvrent sur la ville de New York, révoltée, le 3 novembre 1896. Contre toute attente, un candidat à l’élection du nom de Bryan vient d’être désigné pour être le prochain président des États-Unis. Les habitants descendent dans la rue, sur la Cinquième Avenue, afin d’exprimer leur colère : « En moins d’une demi-heure, des troupes de policiers se précipitaient dans la rue, hurlant : ‘Restez chez vous. Fermez bien vos portes et barricadez-vous. Toute la partie est de la ville est dans un état de violente agitation’ ». Des faits qui rappellent les manifestants défilant à New York, Chicago, Washington ou encore Boston, exprimant leur indignation, à la suite de l’élection de Donald Trump. « Tout le côté est est en ébullition », ont crié des policiers dans les rues. « Des foules de grande taille s’organisent sous la direction d’anarchistes et de socialistes et menacent de piller et de dépouiller les maisons des riches qui les ont lésés et les ont opprimés pendant tant d’années ».

« Le Fifth Avenue Hotel sera le premier à ressentir la fureur de la foule », poursuit le roman, citant une adresse à New York où se trouve désormais la Trump Tower. « Les troupes seraient-elles à temps pour le sauver? »…

The Last President ne suit pas le même récit de fiction que celui des précédents romans de Lockwood, même si les liens avec Trump sont à nouveau très clairs. La ville natale du président, New York, craint l’effondrement de la république dans ce livre, également intitulé 1900, immédiatement après la transition du pouvoir présidentiel. Certains Américains commencent à former une résistance, protestant contre ce qui était considéré comme un processus électoral corrompu et contraire à l’éthique.

Les créations de Lockwood ont refait surface en ligne sur les forums et sur Reddit, grâce à un certain nombre d’utilisateurs de 4chan qui ont partagé des images et des théories. Certains ont affirmé que la famille Trump possédait une machine à remonter le temps qui leur avait permis de rester puissants à ce jour.

Les liens entre Donald Trump et Nikola Tesla

John Trump, responsable de la recherche au MIT, dans un laboratoire de recherche sur le voltage élevé du MIT, 1949.

Quelques jours après la mort de Nikola Tesla, le 8 janvier 1943 dans sa chambre d’hôtel à New York, ses biens ont été saisis par des fonctionnaires du Office of Alien Property (Bureau de la Propriété Étrangère). Ce qui est arrivé aux fichiers de Tesla à partir de là, ainsi que ce qu’il y avait exactement dans ces fichiers, reste mystérieux. Après des années de questions sur les dissimulations possibles, le FBI a finalement déclassé en 2016 quelque 250 pages de documents liés à Tesla en vertu de la loi sur la liberté de l’information. Le bureau a publié deux nouvelles versions, la dernière en mars 2018. Mais même avec la publication de ces documents, de nombreuses questions restent sans réponse et certains des fichiers de Tesla sont toujours manquants.

Trois semaines après la mort de l’inventeur serbo-américain, un ingénieur électricien du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a été chargé d’évaluer ses documents pour déterminer s’ils contenaient « des idées de grande valeur ».

Il s’agissait de John G. Trump, l’oncle du président des États-Unis, Donald J. Trump. De toute évidence, l’oncle de Trump était un homme très accompli et intelligent, un professeur d’ingénierie du MIT, qui a aidé à concevoir des appareils à rayons X pour les patients atteints de cancer et a fait des recherches radar pour l’armée pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’analyse des documents de Tesla par John G. Trump a conclu que : « Les pensées et les efforts de Tesla au cours des 15 dernières années au moins étaient principalement de nature spéculative, philosophique et quelque peu promotionnelle », mais « n’incluaient pas de nouveaux principes sains, fonctionnels ou de méthodes permettant de concrétiser de tels résultats ». Est-ce que cela incluait de nouvelles technologies ? Sa grande quantité de notes contenait-elle quelque chose de valeur pour l’armée ou l’industrie américaine ?

Si vous n’êtes pas familier avec les théories ultérieures de Tesla, il a exploré des idées fantastiques comme l’énergie libre, l’anti-gravité, l’invisibilité et le voyage dans le temps – tous des sujets d’un grand intérêt pour l’armée américaine à l’époque.

Ensuite, il y a la question lancinante des fichiers manquants. À la mort de Tesla, sa succession devait aller à son neveu, Sava Kosanovic, qui à l’époque était l’ambassadeur de Yougoslavie aux États-Unis (grâce à ses liens familiaux avec l’inventeur le plus célèbre de Serbie). Selon les documents récemment déclassifiés, certains membres du FBI craignaient que Kosanovic ne tente de prendre le contrôle de la technologie de Tesla pour « mettre ces informations à la disposition de l’ennemi » et envisageait même de l’arrêter pour empêcher cela.

En 1952, après qu’un tribunal américain eut déclaré Kosanovic l’héritier légitime des biens de son oncle, les dossiers et autres documents de Tesla furent envoyés à Belgrade, en Serbie, où ils résident maintenant au musée Nikola Tesla. Mais alors que le FBI avait initialement enregistré quelque 80 malles parmi les effets de Tesla, seules 60 sont arrivées à Belgrade, indique Seifer. « Peut-être qu’ils ont emballé les 80 en 60, mais il est possible que le gouvernement ait gardé les dossiers manquants ».

Mais un tel rejet officiel de l’importance des documents que Tesla a laissés derrière lui n’a pas semblé s’accorder avec de nombreuses personnes au cours des 73 années qui ont suivies. Comme si le gouvernement était prêt à admettre qu’il avait trouvé des plans pour, disons, le Rayon de la Mort ou bien le voyage dans le temps sur lesquels Tesla travaillait dans les dernières années de sa vie.

John Titor, le voyageur temporel

L’insigne attribué à John Titor

Un auteur anonyme écrit sur le site Lulz.com que John G. Trump mentait. Le professeur du MIT était assez intelligent pour savoir que si le Comité de recherche de la Défense nationale mettait la main sur ce qu’il trouvait, cela pourrait signifier la fin du monde. Parce que ce qu’il avait trouvé n’était rien de moins que des plans pour une machine à remonter le temps.

Bien que John ait jugé la machine à remonter le temps de Tesla plausible, il s’est rendu compte qu’il n’était pas possible de créer avec la technologie de son époque. Il a gardé les notes secrètes et a peut-être envisagé de les détruire pour éviter une apocalypse accidentelle.

Ce que nous savons avec certitude, c’est qu’à un moment donné avant sa mort en 1985, la tutelle des notes a été transmise à son neveu bien-aimé, Donald J. Trump.

Vers la même époque, Donald Trump était connu pour utiliser des pseudonymes tels que John Miller et John Barron en hommage partiel à son oncle. Cependant, il y avait un autre pseudonyme pour lequel il n’était pas très connu : John Titor. Ce nom est important car il s’agirait de l’identité avec laquelle il a choisi de voyager dans le futur lointain. En effet, John Titor est le pseudonyme d’une personne ayant posté plusieurs messages d’octobre 2000 à mars 2001 sur des forums traitant de voyages dans le temps en affirmant être un voyageur temporel en provenance de l’année 2036. Si les affirmations de Titor n’ont pas été oubliées, c’est sans doute parce qu’elles sont bien écrites, élaborées et relativement logiques ; elles sont tout de même accompagnées de « preuves » photographiques de très mauvaise qualité, même en 2000. Il justifiera cela par « les imprimantes fonctionnent mal en 12V, alors on est repassés aux moyens traditionnels ». Quelques communautés ont fini par prendre au sérieux ses affirmations.

Titor affirmait être un soldat qui a été recruté par un projet gouvernemental de voyage temporel. Il aurait été envoyé en 1975 pour retrouver un IBM 5100 qu’il affirmait être nécessaire pour surmonter un bug Unix, les machines utilisant Unix devraient alors tomber en panne après 2038, bug connu venant de la nature 32 bits de l’horloge. Il aurait apparemment profité d’une fenêtre favorable à son retour en 2036 qui s’est ouverte en 2001 pour voir sa famille en 2000.

Selon l’auteur anonyme, Trump/Titor aurait été capable de transformer la machine temporelle théorique de Tesla en un prototype fonctionnel. Il aurait alors découvert que l’Amérique (et le monde entier) était devenue une dystopie nucléaire causée par la terreur islamique radicale.

En 2000 et 2001, Trump/Titor aurait commencé à publier plusieurs articles sur le calendrier auquel il avait assisté. Il a parlé des événements qui se produiraient du début des années 2000 à 2012. Il ne pouvait pas nommer les détails de la terreur islamique radicale à l’époque, de peur que le calendrier devienne inévitable ou même plus catastrophique. L’appel à la prudence de son oncle n’a pas été ignoré et il a essayé d’analyser les variables temporelles et les possibilités quasi infinies avant de faire ses mouvements.

Toujours selon l’auteur anonyme, Trump aurait néanmoins continué à voyager dans le temps, à amasser une fortune et à apporter des changements subtils, ce qui l’a aidé à retarder le futur qu’il voyait aussi longtemps qu’il le pouvait. Mais cet avenir est en train de s’installer rapidement. Trump savait que le seul moyen d’influencer suffisamment cet avenir serait de devenir président des États-Unis.

Le 14 mars 2016, la foudre a frappé la Trump Tower à Chicago alors que les primaires du GOP et du parti démocrate étaient en cours, selon les images partagées dans la soirée. Donald Trump a remporté l’Illinois avec 38,8% des suffrages, ajoutant 24 délégués à son palmarès et se rapprochant des 1 237 nécessaires à la nomination des républicains.

Beaucoup de personnes ont affirmé dans le forum 4chan que cela prouve que Trump a exploité la puissance de cet orage et qu’il a façonné le temps durant la nuit où il a été nommé. Trump est rapidement devenu le leader dans la course à la Maison Blanche et a remporté la présidence des États-Unis.

« S’il vous a déjà semblé que Trump a une capacité bizarre de prédire et de manipuler avec précision ses adversaires politiques, vous savez maintenant pourquoi. Ce ne sont pas des prédictions. Il s’agit en grande partie de séquences pré-établies à partir d’une chronologie connue et de ses machinations. Trump veut être président, mais pas pour très longtemps – seulement aussi longtemps que nécessaire. Il a toujours dit qu’il ne voudrait pas être président s’il y a quelqu’un d’autre qui peut faire un aussi bon travail » (auteur anonyme).

Donald Trump lui-même fait souvent référence à son oncle, invoquant l’intelligence de John Trump : « Mon oncle me parlait du nucléaire avant que le nucléaire ne soit nucléaire », a déclaré Trump dans une interview, selon le magazine New Yorker. Cela faisait probablement référence à des bombes à hydrogène plutôt qu’aux premières bombes nucléaires car Trump est né en 1946, après que l’âge atomique était déjà sur nous. Son oncle lui disait « que la force destructrice de ces armes serait si énorme, que ça va être un monde effrayant ».

Le génie de John G. Trump et son lien avec l’histoire intellectuelle du pays font de lui, selon Trump, une sorte de garantie qu’il est lui-même intelligent. Comme il l’a mentionné au Boston Globe : « Le frère de mon père était un homme brillant… Nous avons une très bonne génétique ». De même, il a dit à NBC à propos de son oncle : « Je veux dire que c’est un bon capital de gènes » – [Trump a montré sa tête] – « Je dois faire ce que je dois faire ».

Trump a également parlé de son aversion pour les armes nucléaires en disant: « Je déteste le nucléaire plus que tout. Mon oncle était professeur au MIT, il me parlait du nucléaire. Puis-je être honnête avec vous ? Ça va arriver, de toute façon. Ça va arriver quand même. Ce n’est qu’une question de temps… ».

Malgré toutes les contributions scientifiques de John Trump, y compris les méthodes de traitement du cancer, Donald semble surtout parler des avertissements de son oncle concernant la guerre nucléaire. Beaucoup ont cité la clairvoyance de John Trump comme la preuve qu’il aurait pu voir l’avenir ravagé par la guerre nucléaire et la corruption du gouvernement.

Donald Trump disait publiquement : « Je connais plus sur ISIS que les généraux eux-mêmes » (traduction : I know more about ISIS than the generals do). Les médias qui se sont moqué de ces propos ne connaissaient peut-être pas la source de ceux-ci. Cela demande une réflexion.

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