La famille de Bouillanne – Les recherches généalogico-génétiques se poursuivent

Le 9 octobre 2016, j’annonçais à mes lecteurs que j’avais reçu les résultats de mon analyse ADN-Y (25 marqueurs) commandée auprès de l’entreprise américaine Family Tree DNA, couplée avec une analyse ADN autosomal. L’analyse génétique confirmait de façon certaine que mon chromosome Y relève de l’haplogroupe G-M201. Deux jours auparavant, le directeur du Projet Québec ADNy, Jean-Pierre Gendreau-Hétu, m’écrivait à ce sujet :

C’est une chance pour vous, car c’est un haplogroupe beaucoup moins fréquent que d’autres et permet par conséquent une recherche plus ciblée. Votre choix de 25 marqueurs (plutôt que 37 ou plus) revêt ainsi, posteriori, une certaine logique. Deux étapes s’offrent à vous :

  1. Trouver un autre BOULIANNE (d’Europe ou d’Amérique) avec lequel établir la signature ancestrale et ainsi valider l’hypothèse documentaire ;
  2. Obtenir des résultats PLANTA et espérer une concordance (ce qui établirait logiquement la signature BOULIANNE).

Les origines multiples de vos concordances — et aucunes liées au Québec, ce qui semble évacuer toute rupture biologique dans votre ascendance nord-américaine — correspond bien avec des origines dans la région du Dauphiné. Mais cela reste une hypothèse à valider ! Je vous suggère donc d’aller de l’avant avec vos tentatives d’obtenir un second test d’un parent présumé.

Jean-Pierre Gendreau-Hétu

Le 2 octobre, M. Gendreau-Hétu m’écrivait : « Je serais curieux de connaître votre hypothèse quant à la parenté ADN-Y des BOUILLANNE et des PLANTA. L’ADN permet d’investiguer de belles hypothèses historiques, comme l’a bien démontré l’équipe de U. Leicester avec leur recherche sur Richard III ». Il poursuit : « Admettons par exemple que vous dénichiez un autre Boulianne qui accepterait de se faire tester. Vous devriez alors avoir avec ce Boulianne la MÊME séquence de 25 marqueurs que celle que vous possédez. Cette séquence caractérise votre lignée sur plusieurs siècles ».

Avec l’obtention des résultats ADN typiques du chromosome Y, des concordances ADN nous seront peut-être fournies entre la famille Planta et la famille Bouillanne de la diaspora franco-suisse et nord-américaine. Ces concordances privées viendront avec des coordonnées qui ouvrent une porte à l’acquisition de nouvelles informations. Le 26 septembre 2016, Jean-Pierre Gendreau-Hétu m’envoyait ce message : « Vous écrivez que vous avez été longtemps en relation avec le Président de l’Association des Bouillanne et des Richaud en France. La possibilité d’établir la signature ancestrale semble donc réalisable de façon transatlantique : si vos résultats ADN concordent avec ceux d’un Bouillanne de France, l’affaire serait dans le sac. Il s’agit alors d’avoir des ascendances documentées et convergeant sur un ancêtre commun. Il est alors possible d’inférer logiquement qu’il s’agit de la signature ancestrale héritée de l’ancêtre. J’espère que cette expérience réussira! »

Vous pourriez réussir à établir une des plus anciennes signatures ADN-Y de France connues à ce jour! » — Jean-Pierre Gendreau-Hétu

L'immeuble de Jeanne Faucon, rue du Temple, à Genève - La famille Boulianne a demeuré dans cet immeuble et Jeanne y est décédée.
L’immeuble de Jeanne Faucon sur la rue du Temple, à Genève (Suisse). La famille Bouillanne a demeuré dans cet immeuble et Jeanne y est décédée mardi le 3 décembre 1748 à 10 h du soir.

Un nouveau message de Jean-Pierre Gendreau-Hétu

Bien que ma famille soit considérée comme étant la plus ancienne noblesse du Dauphiné en France, mon ancêtre direct au Québec, Jean-Marc Bouillanne, émigra de la Suisse. En effet, mes ancêtres étant des protestants, ils se réfugièrent à Lausanne au moment de la Révocation de l’édit de Nantes, en 1685. Or, en ce jour du 10 mai 2019, je viens tout juste de recevoir un nouveau message de la part de Jean-Pierre Gendreau-Hétu, qui m’écrit :

Cher monsieur Boulianne,

Je suis maintenant établi à Lausanne et je poursuis mes recherches sur les familles suisses émigrées au Canada, qu’elle aient été anciennement suisses ou non.

Je vous invite donc à joindre mon nouveau projet (Projet Romandie ADNy). Il suffit de cliquer sur le bouton qui apparaît dans l’image. Je vous invite également à fixer vos paramètres de façon à me donner un accès supérieur à vos données, si je devais les étudier. Je recommande le niveau ADVANCED. J’y ai créé une étiquette BOULIANNE.

Sur un autre sujet, vous pourriez également songer à faire analyser votre lignée des mères. (….) Si vous aviez cette envie, je vous prierais de bien vouloir me faire parvenir votre lignée des mères sur au moins trois générations. Je pourrai alors vous dire si votre matriarche possède déjà ou non une signature ADN établie.

Au plaisir de vous recevoir dans ce nouveau projet.

Cordialement,

— Jean-Pierre Gendreau-Hétu


À propos du Projet Romandie ADNy

Le Projet Romandie ADNy (Swiss Romandy yDNA) recherche les signatures ADN caractéristiques de la population ancienne de ce territoire. Ces signatures, portées par le chromosome Y, sont transmises avec constance de père en fils à la façon de la filiation patronymique. Ce parallèle étroit permet l’étude des familles aux origines de la Romandie, dont les racines et patronymes plongent au coeur du Moyen-Âge.

Au-delà de l’horizon généalogique, toute signature ADN ouvre également sur l’anthropologie. Une signature ADNy possède une histoire qui remonte ultimement aux sources africaines de l’homo sapiens. L’objectif principal de ce projet relève cependant de l’histoire familiale et de la riche tradition romande : la généalogie documentaire trouve dans la révolution génomique un outil complémentaire qu’il s’impose désormais d’exploiter.

La participation à ce projet suppose la soumission d’une lignée documentée aussi loin en amont que possible. Chaque génération doit être identifiée par une date et un lieu de mariage. La rencontre de deux ascendances patrilinéaires chez un ancêtre commun et leur validation par des résultats ADNy concordants permettront la déduction d’une signature ancestrale associée à tel nom de famille. Aussi peut-on espérer que les chercheurs de chaque canton romand s’intéressent à la « triangulation » de leurs signatures ADN les plus caractéristiques; il suffit ici de nommer les Rochat vaudois, les Favre genevois, les Aebischer fribourgeois, les Jeanneret neuchâtelois, les Aymon valaisans ou les Aubry jurassiens.

Les recherches généalogico-génétiques se poursuivent donc pour la famille de Bouillanne.

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