Retrouvez les chroniques de Guy Boulianne sur Mediapart, le journal d’information numérique, indépendant et participatif en France

Vous pouvez désormais consulter les chroniques de Guy Boulianne sur Mediapart, le journal d’information numérique, indépendant et participatif en France. Mediapart est un site d’actualité français créé en 2008 par François Bonnet, Gérard Desportes, Laurent Mauduit, Edwy Plenel, Marie-Hélène Smiéjan et Godefroy Beauvallet. Il est l’un des rares « tout en ligne » grand public payant du marché français de l’information. Mediapart héberge à la fois les articles rédigés par ses équipes propres (« le journal ») et ceux de ses utilisateurs (« le club »).

Le site a joué un rôle clé dans les révélations de l’affaire Woerth-Bettencourt en 2010, de l’affaire Sarkozy-Kadhafi en 2012, de l’affaire Cahuzac en 2012-2013 et de l’affaire Benalla en 2018-2019. Il est en outre à l’origine de plusieurs démissions, comme celle du ministre d’État François de Rugy. Connu principalement pour ses enquêtes et son journalisme d’opinion orienté à gauche, le site Mediapart est disponible en français, anglais et espagnol.

Mediapart défend un modèle où l’abonnement payant doit garantir l’indépendance du travail des journalistes, tout en permettant l’accès à un club participatif de qualité dont les contenus sont en accès libre. Critiquée à ses débuts par les défenseurs de la gratuité totale de l’information sur Internet, cette expérience nourrit depuis le débat sur les modèles économiques viables pour la presse numérique. Avec plusieurs autres tout en ligne, Mediapart est à l’initiative de la création, à l’automne 2009, du syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (SPIIL), dont Edwy Plenel est le secrétaire général.

Éditorialement, Mediapart prône une « radicalité démocratique ». En mai 2009, Mediapart publie sous sa signature un manifeste, « Combat pour une presse libre », réflexion professionnelle sur la crise des médias et critique politique de la présidence Sarkozy. Depuis 2019, le capital de Mediapart est totalement contrôlé par le Fonds pour une presse libre (FPL) via la Société pour la protection de l’indépendance de Mediapart (SPIM). Ce contrôle par un fonds de dotation dévoué à une mission d’intérêt général garantit sa totale indépendance économique, son capital étant à l’abri de tout intérêt privé ou particulier (lire ici et ).


Projet éditorial et contenus

Mediapart (logo)Dans la pratique, Mediapart se présente avec deux entrées principales : Le Journal, tenu par les journalistes professionnels de la rédaction, et Le Club, animé par les internautes abonnés. Le pari de Mediapart est donc de faire cohabiter les articles de la rédaction du journal et les contributions des lecteurs (dans les éditions participatives, dans les blogs personnels : « ses lecteurs ont la liberté de faire vivre le débat, de le susciter et de l’animer par leurs contributions, de l’organiser depuis leurs éditions collectives, de le prolonger dans leurs blogs individuels »), la modération se faisant selon un principe de responsabilité individuelle et collective.

Par delà l’indépendance éditoriale et économique, l’articulation bi-céphale entre Club et Journal serait, dans l’architecture même du site, la condition sine qua non pour faire de Médiapart « le journal de ses lecteurs ». La Charte de participation à Mediapart expose les motifs et règles déontologiques en vigueur. Les contenus du journal sont actualisés trois fois par jour (aux environs de 9, 13, et 19 heures). Chaque « Une » du journal (page d’accueil, page International, page France, page Économie, page Culture et idées) se présente en deux volets : la « Une » de la rédaction de Mediapart et la « Une » du Club, sélection d’articles des éditions ou de billets des blogs opérée par Mediapart. Le Club possède sa propre entrée, dont les articles mis en avant sont également choisis par la rédaction de Mediapart.

Mediapart s’est rapidement fait connaître par ses enquêtes fondées sur des documents (parfois non rendus publics mais vérifiés). Ce fut le cas dès le début avec « Les folles dépenses de la ministre Rachida Dati » de mars 2008, mais aussi avec la publication du réquisitoire du Parquet dans l’affaire Kerviel. La rédaction de Mediapart dit ainsi s’appuyer sur des articles d’investigation et d’analyse plus fouillés que ceux produits par la presse traditionnelle, ce qui pose la question de la relation qu’entretiennent les autres journaux avec un nouveau-venu dans le paysage médiatique français : il semblerait en effet, selon l’article du 25 juin 2008 signé par la rédaction de Mediapart, que de nombreux confrères (l’AFP serait particulièrement visée) ont emprunté plusieurs informations exclusives sans respecter les règles d’usage dans ce cas.

Mediapart est l’un des partenaires de FrenchLeaks, un site de documentation et d’alerte inspiré de WikiLeaks. FrenchLeaks est un site dédié à la diffusion de documents d’intérêt public concernant notamment la France et l’Europe. Edité par le journal d’information en ligne Mediapart, il est au service du droit à l’information et du débat démocratique, dans une indépendance totale vis-à-vis des pouvoirs politiques et économiques.

FrenchLeaks est un outil documentaire et un instrument d’alerte. D’une part, il met à la libre disposition du public des documents ayant fait l’objet d’investigations des journalistes de Mediapart. D’autre part, il permet à des sources de nous transmettre, en toute sécurité et confidentialité, des documents d’intérêt public qui seront mis en ligne après une enquête préalable répondant aux règles professionnelles du journalisme. Mediapart est partenaire de Disclose depuis 2018.

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