Le Québec est un pays socialiste à tendance communiste prônant l’État-providence

« Avant d’enlever la paille de l’œil de ton voisin, retire la poutre qui est dans le tien ». Avant de critiquer ce qui se fait ailleurs, comme au Venezuela, il faudrait regarder ce qui se fait ici-même, au Québec. En effet, il y a bien longtemps que le Québec est un pays socialiste à tendance communiste. Nous n’avons donc aucune leçon à donner aux autres pays…

Le Québec est une terre social-démocrate, prônant l’État-providence et par le fait même une intervention plus forte du gouvernement. Le mouvement nationaliste québécois a rapidement été noyauté par le socialisme. Il est de notoriété publique que le Parti québécois est un parti politique social-démocrate. D’ailleurs, son fondateur, René Lévesque, était connu pour ses convictions sociales-démocrates. Le ministre péquiste, Gérald Godin, fut le directeur de l’Association coopérative des Éditions Parti pris de 1963 à 1976.

L’idéologie de la revue Parti pris était axée vers trois axes principaux: l’indépendantisme, le laïcisme et le socialisme. La revue appuyait également la révolution comme moyen d’arriver à ces trois objectifs. Elle regroupait donc des jeunes se montrant désireux de changer profondément la société et pour y arriver, la revue tentait d’adopter le modèle d’analyse marxiste à l’étude de la société québécoise. Selon Nicole Laurin, cette revue peut être considérée comme « le berceau de la jeune génération de marxistes » (« Genèse de la sociologie marxiste au Québec », Sociologie et sociétés, vol. 37, n° 2, 2005, p. 184).

En ce qui concerne le Bloc québécois, il s’agit aussi d’un parti social-démocrate. Son ancien chef de 1997 à 2011, Gilles Duceppe, s’intéressa au communisme et devint un membre actif du Parti communiste ouvrier (PCO), connu d’abord sous le nom de Ligue communiste (marxiste-léniniste) du Canada (LC(ml)C). La Ligue communiste faisait partie du mouvement marxiste-léniniste et des groupes d’extrême gauche des années 1970 au Québec.

Le conseiller actuel du Bloc québécois en tant que représentant de région, André Parizeau, est membre du Bureau National du BQ, trésorier du Parti québécois dans Acadie, et chef du Parti communiste du Québec (PCQ). C’est ce que nous appelons du « noyautage »…


La Société fabienne

Le Parti démocrate de la gauche (PDS), en Italie.

Serons-nous surpris d’apprendre que l’ex-premier ministre péquiste du Québec Jacques Parizeau a étudié à la London School of Economics, une université fondée par la Société fabienne, tout comme l’ex-premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau, le ministre péquiste Bernard Drainville, le financier George Soros (fondateur de l’institut Open Society), l’homme d’État israélien d’orientation sioniste socialiste (l’un des pères fondateurs de l’État d’Israël) Moshé Sharett, l’ancien officier de la CIA Valerie Plame, le président du Council on Foreign Relations, cofondateur du groupe de Bilderberg et de la Commission Trilatérale David Rockefeller et l’ancien président de la Commission européenne Romano Prodi ?

Ce dernier fut l’architecte de L’Olivier (L’Ulivo), une coalition rapprochant les sociaux-démocrates de l’Alliance des progressistes et les chrétiens-sociaux du Pacte pour l’Italie. Le Parti démocrate de la gauche (PDS), successeur du Parti communiste italien (PCI), et le Parti populaire italien (PPI), héritier de la Démocratie chrétienne (DC), se retrouvèrent ainsi alliés pour la première fois.

Soutenue par les Rothschild et les Rockefeller, la Société fabienne (Fabian Society) est à l’origine de ce qu’on appelle aujourd’hui le Nouvel Ordre Mondial par l’intermédiaire de ses nombreuses ramifications, dont le Council on Foreign Relations (CFR), le Bilderberg, la Commission Trilatérale et d’autres instruments de pouvoir antidémocratique. Son objectif est de détruire toutes les identités raciales et culturelles, le nationalisme et de mettre fin à la démocratie en utilisant les principes du socialisme démocratique et du gradualisme. Soulignons aussi que le Parti québécois est membre du Montreal Council on Foreign Relations, une filiale du CFR, créé par les mondialistes fabiens Rockefeller.

La social-démocratie

La Société fabienne : le loup déguisé en agneau

Le terme de social-démocratie désigne une tendance du socialisme : l’expression recouvre à la fois la dénomination employée par divers partis socialistes, la forme d’organisation de ceux-ci, un courant idéologique et une pratique politique. Historiquement, le nom de social-démocrate a été, et est toujours, utilisé par les partis socialistes de divers pays.

Le mot socialisme recouvre quant à lui un ensemble très divers de courants de pensée et de mouvements politiques, dont le point commun est de rechercher une organisation sociale et économique plus juste. Le but originel du socialisme est d’obtenir l’égalité sociale, ou du moins une réduction des inégalités et, notamment pour les courants d’inspiration marxiste, d’établir une société sans classes sociales. Karl Marx et Friedrich Engels utilisent alternativement les mots « communisme » et « socialisme » pour désigner la société sans classes qui naîtra après la révolution et le renversement du capitalisme.

Dans son acception marxiste, puis léniniste, puis marxiste-léniniste, le socialisme correspond à une forme de société mise en place via la lutte des classes et caractérisée par une dictature du prolétariat, étape que Marx conçoit comme une phase transitoire de dictature révolutionnaire destinée à mettre à bas le pouvoir de la bourgeoisie fondé sur le capitalisme. Sur le plan économique, la dictature du prolétariat se traduit par la suppression de la propriété privée des moyens de production. Cette phase, dite « inférieure », correspondrait à celle de l’instauration d’un socialisme d’État, soit en l’occurrence d’un collectivisme économique, via un processus dit de socialisation des biens. Après cette phase de socialisme et de dictature du prolétariat, considérée par Lénine comme étant celle où le pouvoir d’État subsiste sous la forme d’un « État prolétarien », la société passe ensuite à la phase, dite « supérieure », du communisme intégral, soit celui de la société sans classes et du dépérissement de l’État, appelé à disparaître tout à fait.

Au Canada, l’État‑providence est constitué d’un système de programmes gouvernementaux, dont beaucoup ont été introduits dans les années 1960 et qui représentent plusieurs milliards de dollars. Les programmes clés de l’État‑providence sont : les programmes d’aide sociale, la Prestation fiscale canadienne pour enfants, la Sécurité de la vieillesse, le Supplément de revenu garanti, le Régime d’assurance‑emploi, le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec, les programmes d’indemnisation des travailleurs, les programmes d’éducation du public, les régimes d’assurance‑maladie, les programmes des logements sociaux et les services sociaux.

Le vent tourne avec la Révolution tranquille. Dès lors, l’État québécois prend en charge des responsabilités qui, jusque-là, relevaient soit de l’Église, soit des pouvoirs locaux (municipalités, commissions scolaires). En matière de sécurité du revenu, le gouvernement du Québec instaure, par exemple, le Régime des rentes pour l’ensemble de la population en 1964, et un programme d’aide sociale en 1969 pour les plus démunis. Il intervient également dans un domaine où les inégalités sociales sont criantes, celui de la santé. À cet effet, il étatise les hôpitaux, chasse gardée de l’Église, et adhère au programme d’assurance-hospitalisation du gouvernement fédéral en 1961 que Duplessis avait rejeté du revers de la main lors de sa création en 1957.

L’affaire Chaoulli c. Québec


Il est alors intéressant de savoir que l’affaire Chaoulli c. Québec (Procureur général), est une décision de la Cour suprême du Canada qui a statué que la Loi sur l’assurance maladie (L.R.Q., ch. A-29, art. 15) et la Loi sur l’assurance‑hospitalisation (L.R.Q., ch. A-28, art. 11) interdisant l’assurance-maladie privée malgré les longs délais d’attente violaient la Charte des droits et libertés de la personne (L.R.Q., ch. C-12, art. 1, 9.1). Dans une décision de quatre contre trois, la Cour a conclu que les lois violaient le droit des Québécois à la vie et à la sécurité de leur personne en vertu de la Charte québécoise. Trois des sept juges ont également conclu que les lois violaient l’article 7 de la Charte canadienne des droits et liberté.

Il n’est donc pas très difficile de constater que la social-démocratie mène le Canada — et en particulier le Québec — à la ruine. Donc, avant de critiquer ce qui se fait ailleurs (comme si nous étions meilleurs que les autres!), commençons donc par réformer en profondeur nos propres institutions sociales et politiques. Et peut-être qu’un jour, nous pourrons donner un exemple favorable aux autres nations…

« Une classe dont les intérêts sont le mieux servis par une politique de non-intervention met plus facilement en pratique la discrétion démocratique que ne sauraient le faire des classes qui tendent à vivre au crochet de l’État. » — Joseph Aloïs Schumpeter, Capitalisme, Socialisme et Démocratie, 1942

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